Vil­taïs, si près et fi­na­le­ment si loin

La Montagne (Haute-Loire) - - Sports -

Tous les feux étaient au vert pour Vil­taïs, jus­qu’à la chute de l’un de ses pi­lotes, après quatre heures de course. Une chute qui re­lé­guait les Mou­li­nois en queue de clas­se­ment, à la tom­bée de la nuit, hier.

Ke­vin Las­tique

amais le team Ya­ma­ha Vil­taïs Ex­pe­riences n’a sem­blé aus­si fort. Grâce à l’ex­pé­rience ac­quise au fil des ans bien sûr, grâce à l’al­chi­mie trou­vée au sein de l’équipe tech­nique aus­si, et grâce à son trio de pi­lotes. Et pour­tant…

De la pre­mière aux der­nières places

Et pour­tant Vil­taïs était au fin fond du clas­se­ment, hier soir, sur les coups de 20 heures. La faute à une pe­tite er­reur qui coûte ter­ri­ble­ment cher au fi­nal. Plus pré­ci­sé­ment, une chute, in­ter­ve­nue peu avant la qua­trième heure de course. Le Belge de Vil­taïs, Bas­tien Ma­ckels, per­dait alors le contrôle de la R1 et pei­nait à la ra­me­ner aux stands.

Près d’une de­mi­heure après la chute (sans gra­vi­ té pour le pi­lote), les mé­ca­nos de Vil­taïs pou­vaient en­fin se mettre au tra­vail. Et quel tra­vail !

Sous la hou­lette du chef mé­ca­ni­cien, Cy­prien Bou­ju, les Bour­bon­nais se re­trous­saient les manches pour re­ta­per une Ya­ma­ha bien mal en point. Après une qua­ran­taine de mi­nutes d’un énorme bou­lot, la mo­to pou­vait fi­na­le­ment re­par­tir avec Flo­rian Alt au gui­don, sous les ap­plau­dis­se­ments des ob­ser­va­teurs.

Des ap­plau­dis­se­ments qui ve­naient sa­luer la per­sé­vé­rance des hommes de Vil­taïs. Une bien maigre conso­la­tion tant le scé­na­rio est frus­trant.

Après avoir do­mi­né les es­sais, puis les qua­lifs en dé­cro­chant une nou­velle pole po­si­tion, l’équipe mou­li­noise était par­faite­ ment en­trée dans ses 24 heures. Si bien qu’elle oc­cu­pait la tête du clas­se­ment stock et la 6e place au gé­né­ral après trois heures de course. Un plan sans ac­croc à ce mo­ment­là.

Alors com­ment ex­pli­quer une telle sor­tie de route au sens propre comme au fi­gu­ré ? « Il n’y a pas de rai­son que Bas­tien (Ma­ckels) fasse cette er­reur, ré­agis­sait, à chaud, le team ma­na­ger Yan­nick Lu­cot. Il ne l’a ja­mais faite la sai­son der­nière et la mo­to fonc­tion­nait très bien. Pour moi, c’est dans la tête et c’est hu­main. Après une vic­toire, après un titre de cham­pion du monde, c’est très dif­fi­cile pour toute l’équipe. Et mal­gré tous les pare­feu que l’on a ac­tion­nés cette se­maine, ça reste dif­fi­cile. »

Un dur re­tour à la réa­li­té donc pour cette pre­mière épreuve de la sai­son.

A la tom­bée de la nuit hier soir, Vil­taïs était ain­si condam­né à l’ex­ploit pour es­pé­rer re­mon­ter le maxi­mum de concur­rents et ac­cro­cher la meilleure place pos­sible. Une place da­van­tage en adé­qua­tion avec son sta­tut de cham­pion du monde en titre.

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