C’est une marche vers la san­té, pas un trai­te­ment mi­racle »

La Montagne (Haute-Loire) - - Sports -

Grande mode du mo­ment, les sports dits res­pi­ra­toires se font de plus en plus nom­breux. Pour s’éloi­gner du yo­ga qui reste le plus po­pu­laire à ce jour, il existe de mul­tiples va­riantes. Le Qi Gong fait par­tie de ces arts mar­tiaux doux qui fa­vo­risent la res­pi­ra­tion. Ex­pli­ca­tions.

En­zo Ni­cloux

Par le contrôle du corps, de la res­pi­ra­tion et de la pen­sée, les adeptes du Qi Gong ap­prennent donc à per­ce­voir leur Qi et à le di­ri­ger le long des tra­jets d’éner­gie.

En ap­prendre sur soi-même

Une connais­sance ap­pro­fon­die de la mé­de­cine tra­di­tion­nelle chi­noise n’est pas in­dis­pen­sable à la pra­tique du Qi Gong, mais cer­taines no­tions sont utiles pour une pra­tique per­son­nelle aver­tie.

On peut s’en te­nir à le consi­dé­rer comme une gymnastique, mais ce se­rait pas­ser à cô­té de ses vastes pos­si­bi­li­tés. En ef­fet, cette ac­ti­vi­té n’est pas seule­ment une suite de mou­ve­ments que l’on ré­pète sim­ple­ment. C’est une réelle ré­flexion sur soi­même et sur la vie en gé­né­ral.

Les en­sei­gnants de Qi Gong, par contre, doivent avoir une ex­cel­lente com­pré­hen­sion de la mé­de­cine tra­di­tion­nelle chi­noise afin d’orien­ter les pra­ti­quants vers les exer­cices ap­pro­priés à leur condi­tion. Con­si­dé­ré comme une réelle po­tion magique en Chine, le Qi Gong ne per­met tout de même pas de soi­gner toute sorte de pro­blèmes : « Il ne faut pas ve­nir faire du Qi Gong en se di­sant que nous al­lons en res­sor­tir en­tiè­re­ment gué­ri. Bien évi­dem­ment que ce­la fonc­tionne avec des éti­re­ments et des pos­tures spé­ci­fiques, mais il ne faut pas sur­es­ti­mer sa por­tée », ex­plique Jan­nick Pou­pée, en­sei­gnant au do­jo de Brive.

L’as­pect spi­ri­tuel prend éga­le­ment une tout autre am­pleur dans cet exer­cice. En ef­fet, dé­fi­ni par dif­fé­rentes lois (d’en­gen­dre­ment et de contrôle), les élé­ments tels que le mé­tal, l’eau ou en­core le feu ont une place im­por­tante dans l’es­prit des pra­ti­quants de cet art : « Les lois per­mettent de ré­flé­chir au sens même de la vie. C’est pour ce­la que le Qi Gong est si dif­fé­rent des autres sports. C’est parce qu’il per­met de prendre un re­cul sur tout type d’événement tout en gar­dant la tête sur les épaules », confesse l’en­traî­neur.

Pas de te­nue exi­gée

D’un as­pect pu­re­ment tech­nique, le Qi Gong est ac­ces­sible à tous. En ef­fet, les pos­tures de­man­dées exigent un mi­ni­mum de sou­plesse mais c’est bel et bien dans la tête que tout se joue : « Tout le monde peut en faire, ex­plique le coach. Tu n’as pas be­soin d’avoir d’im­menses fa­cul­tés pour ve­nir sur le ta­ta­mi et pra­ti­quer cette ac­ti­vi­té. Il faut sim­ple­ment par­ve­nir à se concen­trer et à bien écou­ter. »

De plus, le Qi Gong a le gros avan­tage de ne pas être oné­reux pour ses pra­ti­quants : « Il n’y a même pas de te­nue exi­gée, il faut sim­ple­ment en­le­ver ses chaus­sures », s’amuse le coach cor­ré­zien. Pour pe­tits et grands, cet art mar­tial per­met donc de se dé­fou­ler dans un contexte calme et cha­leu­reux, ce qui fait toute la beau­té de ce sport.

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