Des ani­ma­tions pour tout sa­voir sur le brame du cerf

La Montagne (Haute-Loire) - - La Une - Ju­liette Fau­cheux brioude@cen­tre­france.com

À l’oc­ca­sion de la pé­riode de rut des cerfs, la Fé­dé­ra­tion des chas­seurs de Haute-Loire or­ga­nise des comp­tages sa­me­di 7 et di­manche 8 oc­tobre pro­chains.

De la deuxième quin­zaine de sep­tembre à dé­but oc­tobre, les cerfs sont en rut. La Fé­dé­ra­tion des chas­seurs de Haute­Loire pro­fite de cette pé­riode pour ef­fec­tuer des ses­sions de comp­tages, ou­vertes à tous, sa­me­di 7 et di­manche 8 oc­tobre pro­chains.

« Les Fé­dé­ra­tions de chasse de France s’or­ga­nisent pour comp­ter les cerfs chaque an­née dans des mas­sifs dif­fé­rents. Cette fois, nous cou­vri­rons la zone du Haut­Al­lier et du Gé­vau­dan », ex­plique Hugues Gi­raud, tech­ni­cien de la Fé­dé­ra­tion des chas­seurs de Haute­Loire.

« Les comp­tages sont des opé­ra­tions tech­niques pour les­quels on at­tend des ré­sul­tats. Ils sont utiles à la ges­tion de l’es­pèce. Grâce aux chiffres qui en res­sortent, nous pou­vons ob­ser­ver l’évo­lu­tion du nombre de cerfs, qui est d’ailleurs en pro­gres­sion. Notre ob­jec­tif est donc de sta­bi­li­ser voire de di­mi­nuer le nombre de cerfs, puisque nous avons le droit de tuer 875 cerfs au to­tal dans notre zone [Haut­Al­lier et Gé­vau­dan] cette an­née. C’est un chiffre im­por­tant car ils sont trop nom­breux. Et nous sommes dans l’obli­ga­tion de mettre un bra­ce­let à chaque ani­mal tué, pour ne pas être en in­frac­tion et em­pê­cher l’énu­mé­ra­tion des cerfs tués à la chasse », pré­cise Hugues Gi­raud.

Cette an­née, pour l’opé­ra­tion de comp­tage, 600 ou 700 chas­seurs pro­fes­sion­nels, ac­com­pa­gnés de vo­lon­taires, se réuni­ront sur di­vers points afin de par­tir à la re­cherche de ces cer­vi­dés. Pour ce­la, il faut s’ar­mer de ju­melles, et de pa­tience, « mais il n’y a ab­so­lu­ment pas be­soin de sa­voir chas­ser, pré­vient Hugues Gi­raud. Les par­ti­ci­pants se met­tront en bi­nôme avec un chas­seur pro­fes­sion­nel, et nous pour­rons ex­pli­quer l’aven­ture avant que ça ne com­mence. »

Ces opé­ra­tions de comp­tage ont lieu du­rant la pé­riode de re­pro­duc­tion des cerfs, car les mâles se rap­prochent des biches, et brâment. « C’est donc plus fa­cile de les lo­ca­li­ser et de les trou­ver. Du­rant la pé­riode, nous me­nons plu­sieurs opé­ra­tions. Au­jourd’hui nous ter­mi­nons le comp­tage au brâme. Le nom in­dique bien le con­cept : nous ten­tons de les re­pé­rer à leurs sons pour ef­fec­tuer un pre­mier comp­tage sur le mas­sif du Haut­Al­lier ». Le week­end pro­chain, les par­ti­ci­pants comp­ta­bi­li­se­ront les cerfs à vue. « Il fau­dra ten­ter de les re­con­naître pour dif­fé­ren­cier un cerf et ne pas le comp­ter plu­sieurs fois. Entre elles, les biches sont plus dif­fi­ciles à dif­fé­ren­cier que les mâles, qui se re­pèrent par la forme de leurs bois », ajoute le tech­ni­cien, qui consi­dère ces ran­don­nées par­faites pour « joindre l’utile à l’agréable ». Bien sûr, les chas­seurs se­ront dis­po­nibles pour toute ques­tion le jour J.

« Les comp­tages sont utiles à la ges­tion de l’es­pèce »

OB­SER­VA­TION. Lors des comp­tages, cer­tains cerfs s’ap­prochent à quelques mètres des pas­sants. PHO­TO STÉ­PHA­NIE PARA

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