« S’il y a des ré­cla­ma­tions, il faut s’adres­ser aux ser­vices de l’État »

La Montagne (Haute-Loire) - - Haute-Loire -

Pour Gé­rard Beaud, pré­sident de la Communauté de com­munes de Rives du Haut-Al­lier, c’est un sen­ti­ment d’in­com­pré­hen­sion qui semble do­mi­ner face aux ar­gu­ments des op­po­sants au pro­jet. Il ré­pond à leurs in­quié­tudes.

■ In­for­ma­tions. « Le pro­jet de mi­cro­cen­trale a été lan­cé par le Sec­com en fé­vrier 2015. Dès lors, nous avons eu no­tam­ment une réunion avec le pré­sident de l’as­so­cia­tion de pêche. Il y a eu des dé­li­bé­ra­tions au Sec­com, dont fai­sait par­tie un ad­joint de la mairie de Chan­teuges. En no­vembre 2016, nous avons ren­con­tré le conseil mu­ni­ci­pal pour pré­sen­ter les trois scé­na­rios pos­sibles pour cette ins­tal­la­tion. Lors de la réunion avec les pro­prié­taires rive­ rains, nous avons ré­pon­du aux ques­tions qui nous étaient po­sées, sur les as­pects pay­sa­gers, le bruit et l’en­ter­re­ment de la conduite. Sur ce der­nier point, nous avions de­man­dé à la mairie ce qu’elle vou­lait en terme d’amé­na­ge­ment pay­sa­ger. Par ailleurs, la par­tie du béal à l’air libre dans le bourg était re­cou­verte de vé­gé­ta­tion et in­vi­sible jus­qu’à ce que les tra­vaux dé­butent… En­fin, nous avons eu une réunion quand le maître d’oeuvre a été choi­si. À l’époque, tout le monde avait eu les ré­ponses suf­fi­santes… »

■ Le bruit de la tur­bine et

les vi­bra­tions. « Nous sommes al­lés me­su­rer le bruit de l’eau à l’en­droit le plus bruyant du béal, la chute d’eau du mou­lin : 96 dé­ci­ bels. Avec une tur­bine dans un bâ­ti­ment, en­ter­rée, on se­ra à moins. Quant aux vi­bra­tions, il n’y a pas eu d’étude. Mais vu la masse d’eau, il n’y au­ra pas de vi­bra­tion per­cep­tible. ■ L’ali­men­ta­tion en eau de

la sal­mo­ni­cul­ture. « Il n’y au­ra pas de pro­blème sauf si la sal­mo­ni­cul­ture pré­lève plus que ce qui est au­to­ri­sé. Un dé­bit mi­ni­mum ré­ser­vé de 440 l/s se­ra lais­sé dans la Desges quoi qu’il ar­rive. On ne dé­ro­ge­ra pas aux pré­co­ni­sa­tions. Après, si M. Mar­tin a des ré­cla­ma­tions à faire, il faut qu’il s’adresse aux ser­vices de l’État. »

■ Le coût. « On n’ar­ri­ve­ra pas à 1 mil­lion ou 1,2 mil­lion comme an­non­cé par nos dé­trac­teurs. Le vrai chiffre, c’est 750.000 €, il n’y en au­ra pas d’autre. C’est vrai que cette somme n’in­tègre pas la passe à pois­son, dont on ne pour­rait as­su­rer le coût sans ce pro­jet, ni l’achat du mou­lin. »

■ Les dé­gâts sur les mai­sons.

« D’autres ri­ve­rains sont contents car ce­la as­sèche les sols… Mais sur ce point, je ne vois pas pour­quoi on in­cri­mine la communauté de com­munes. Si les en­tre­prises font des mal­fa­çons, ce se­ra de leur res­pon­sa­bi­li­té. »

■ La ren­ta­bi­li­té de l’opé­ra­tion. « Le calcul a été fait par rap­port à des sta­tis­tiques de dé­bit de la Desges sur qua­rante ans. Elles donnent un écart type. On sait qu’à mi­ni­ma, le re­ve­nu se­ra de 70.000 € par an. Cette cen­trale va nous per­mettre de cou­vrir notre dette sur l’au­berge de Chan­teuges. Cette au­berge est un bien­fait, il est né­ces­saire d’en­tre­te­nir ce lieu de vie. Si la cen­trale nous per­met de l’en­tre­te­nir, de dé­ga­ger des re­cettes à uti­li­ser sur d’autres pro­jets, le tout en fa­vo­ri­sant les éner­gies vertes, il faut y al­ler. »

COMMUNAUTÉ DE COM­MUNES. Le pré­sident, Gé­rard Beaud.

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