Le rugby souffre-t-il de trop de vio­lence ?

La Montagne (Haute-Loire) - - Magazine -

Avec leurs séances de mus­cu­la­tion à ré­pé­ti­tion, les joueurs sont de­ve­nus des guer­riers en quête d’af­fron­te­ments. Ça tape fort, donc ça casse plus… »

« Où est le beau jeu... »

Un bi­lan ? 178 sor­ties dé­fi­ni­tives du ter­rain dont 19 com­mo­tions en 20122013, 277 dont 63 com­mo­tions en 2016. Com­men­taire de : « Les joueurs ne s’évitent plus, ils se rentrent de­dans. Des af­fron­te­ments à la li­mite du rai­son­nable. Jus­qu’où peuvent­ils en­cais­ser ? Il faut ar­rê­ter la ci­vière ». On di­rait du Ber­nard La­pas­set (ex­pré­sident de la FFR) dans le texte : «

…»

Est­ce si dif­fi­cile de se sou­ve­nir de l’époque du beau jeu ? Plai­doi­rie de

: « Il faut re­ve­nir à un jeu plus créa­tif et non de rentre­de­dans. Les amou­reux du rugby ap­pré­cient plus une belle passe dans l’in­ter­valle qu’un gros pla­cage à l’en­trée des 22. » dé­roule : « J’es­père que ce sport que j’aime re­de­vien­dra un sport de mouve­ ment et d’évi­te­ment avec des chan­ge­ments de règles con­cer­nant les pla­cages et les rucks. En te­nant compte des avis mé­di­caux spé­cia­li­sés comme ce­lui du Pro­fes­seur Cha­zal ».

Oui, peut­être faut­il en fi­nir avec les coups qui fai­saient dire à Wal­ter Span­ghe­ro :

Al­lez, ré­con­ci­lions­nous tous lors d’une troi­sième mi­temps ima­gi­née par Fran­çoise Sa­gan : « Ce n’est pas parce qu’il est violent que j’aime le rugby. C’est parce qu’il est in­tel­li­gent. »

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