Fa­bri­quer sa ma­rion­nette en six étapes

Un ate­lier ani­mé par Ah­mad Oue­drao­go, au ca­fé lec­ture, a per­mis à cha­cun de s’y es­sayer

La Montagne (Haute-Loire) - - Brioude Vivre Sa Ville - Mar­jo­rie An­sion mar­jo­rie.an­sion@cen­tre­france.com

Le ma­rion­net­tiste Ah­mad Oue­drao­go a ré­vé­lé ses as­tuces pour fa­bri­quer une ma­rion­nette soi­même en six étapes, à base de bou­teilles en plas­tique, de tis­su et de créa­ti­vi­té.

Un peu de ré­cu­pé­ra­tion et beau­coup d’ima­gi­na­tion. Voi­là les in­gré­dients de base pour l’ate­lier de confec­tion de ma­rion­nettes pro­po­sé par Ah­mad Oue­drao­go, mercredi der­nier, au ca­fé lec­ture La CLef. Ac­com­pa­gnés d’un adulte, cinq d’en­fants ont par­ti­ci­pé à cet ate­lier. Voi­ci les six com­man­de­ments, à lire en même temps que les images nu­mé­ro­tées, pour fa­bri­quer sa ma­rion­nette chez soi.

1

Dé­fi­nir la forme. Tout d’abord, il faut se mu­nir d’une bou­teille en plas­tique, trans­pa­rente et sans éti­quette, de pré­fé­rence de deux litres. « On la coupe en deux pour ne gar­der que le haut, avec le bou­chon », ex­plique Ah­mad Oue­drao­go. At­ten­tion à ne pas for­cer en dé­cou­pant, si­non comme pour Paul, la dé­coupe ne se­ra pas droite. Pas de pa­nique, ça se rat­trape.

2

La tête. Pour don­ner une forme à cette tête, il suf­fit d’avoir une pe­lote de laine et un t­shirt. « Il faut bour­rer la bou­teille de laine. Puis en­ve­lop­per la bou­teille avec un t­shirt et l’at­ta­cher avec une fi­celle au ni­veau de l’em­bout. » Si trop de tis­su dé­passe, il est pos­sible de le cou­per. Vous ve­nez de dé­li­mi­ter le cou de votre ma­rion­nette. 3

Le vê­te­ment. À sa­voir, la ma­rion­nette por­te­ra for­cé­ment une robe. Tout sim­ple­ment pour pou­voir pas­ser son bras à tra­vers afin d’ani­mer le per­son­nage. « Se­lon la taille de son bras, dé­cou­per un tis­su de 20 à 40 cm, en car­ré ou en rec­tangle. Plier en­suite le tis­su en deux pour lui don­ner une forme de robe. » De son cô­té, Paul semble avoir trou­vé la robe idéale. « Le tis­su en noir et blanc avec quelques mo­tifs cor­res­pond par­fai­te­ment à la cou­leur de la tête de ma ma­rion­nette. »

Place aux bras, at­ten­tion ça se com­plique. De chaque cô­té de la robe, en haut, dé­cou­per un de­mi­cercle. C’est là que s’in­sé­re­ront les manches. « Dé­cou­per dans un autre mor­ceau de tis­su deux pe­tits car­rés de la taille de son doigt. Puis les col­ler dans les deux em­pla­ce­ments dé­jà pré­dé­cou­pés. »

Étape un peu longue pour Amau­ry, mais en­fin ter­mi­née. Il au­ra d’ailleurs lais­sé sa ma­man s’en char­ger. « Une fois la colle sèche, il faut col­ler la robe au ni­veau du cou, c’est­à­dire du bou­chon de la bou­teille. » 4

Le vi­sage. Pour cette étape, chaque dé­tail des­si­ne­ra les traits d’ex­pres­sion de la ma­rion­nette. Pour les yeux, il faut se mu­nir d’un tis­su, blanc si pos­sible et de feutres de dif­fé­rentes cou­leurs. « Sur le tis­su blanc, il faut des­si­ner le contour de l’oeil, puis la pu­pille avec un rond noir. Elle peut très bien avoir le re­gard fixe, avec le rond noir des­si­né au mi­lieu de l’oeil ou re­gar­der sur les cô­tés. Les yeux peuvent aus­si être fer­més. » Pe­tite as­tuce, plier le tis­su avant de des­si­ner, afin d’avoir les deux yeux iden­tiques après le dé­cou­page.

Pour la bouche et le nez, vous pou­vez gar­der le tis­su blanc puis le co­lo­rier avec des feutres, ou alors prendre di­rec­te­ment un tis­su de la cou­leur sou­hai­tée. « La bouche aus­si peut­être ou­verte ou fer­mée. Libre à cha­cun de réa­li­ser les formes de son vi­sage. »

5

Dé­fi­nir le style. C’est l’étape pour de­ve­nir un ap­pren­ti sty­liste. Quelques as­tuces simples, pour don­ner vie à la ma­rion­nette. « Avec de la colle, on peut ajou­ter des che­veux en fixant de la laine de cou­leur. » Cra­vate, cha­peau, cha­cun per­son­na­lise son per­son­nage se­lon son en­vie, pour l’ani­mer.

Fa­bri­quer les mains de la ma­rion­nette avec du tis­su et de la colle

Pour ter­mi­ner la ma­rion­nette, il est pos­sible de lui fa­bri­quer des mains, en col­lant des mor­ceaux de tis­su avec de la colle au ni­veau des bras. Ne voyez pas trop grand pour les mains, au risque de don­ner un corps dis­pro­por­tion­né à la ma­rion­nette, comme celle d’Alice. « Au moins c’est unique et ori­gi­nal », la ras­sure sa grand­mère. Et c’est tout l’avan­tage d’une ma­rion­nette fait mai­son, rien ne pa­raît ri­di­cule.

6

Lui don­ner vie. L’étape de la fa­bri­ca­tion est en­fin ter­mi­née. Une der­nière chose : il faut lui trou­ver un nom ! Pour Amau­ry, ce se­ra « Bal­la­bal­la ». Main­te­nant place au spec­tacle. ■

CRÉA­TION. La fa­bri­ca­tion dure en­vi­ron deux heures, puis les pe­tits, à l’image de Paul, sont ra­vis !

PAS­SION. Ah­mad Oue­drao­go est ma­rion­net­tiste de­puis ses 10 ans. DÉ­AM­BU­LA­TION. Après l’ate­lier, une ma­rion­nette géante a par­cou­ru les rues bri­va­doises.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.