Avec le Repair Ca­fé, ré­pa­rez vos ma­té­riels et ne je­tez plus

La Montagne (Issoire) - - La Une - Ré­mi Pi­ro­nin lo­cale@cen­tre­france.com

Né en 2009 aux Pays-Bas, le concept de Repair Ca­fé est ar­ri­vé dans la ca­pi­tale au­ver­gnate. L’ob­jec­tif ? Ap­prendre à ré­pa­rer ses ob­jets du quo­ti­dien au­tour d’un ca­fé en toute convivialité.

Consom­mer au­tre­ment. Prendre le temps d’ap­prendre à ré­pa­rer ses ob­jets du quo­ti­dien au lieu de les je­ter, le tout en créant de la co­hé­sion so­ciale. Voi­là l’idée ori­gi­nale du Repair Ca­fé. De­puis la ren­trée, Cler­mont­Fer­rand a le sien. « Nous avons lan­cé l’as­so­cia­tion en avril avec Lo­la, qui vient de Bel­gique où le concept est très dé­ve­lop­pé, ex­plique Lu­di­vine, co­créa­trice de l’as­so­cia­tion Repair Ca­fé Cler­mont­Fer­rand. Puis on est al­lé à la re­cherche de bé­né­voles ré­pa­ra­teurs pour créer notre pre­mier évé­ne­ment en sep­tembre. À terme, l’ob­jec­tif est d’en faire un par mois plus des pe­tits ateliers thé­ma­tiques. » Au­jourd’hui, l’as­so­cia­tion compte treize bé­né­voles qui in­ter­viennent dans des do­maines va­riés comme la couture, l’in­for­ma­tique, l’élec­tro­nique ou la mécanique. Le fonc­tion­ ne­ment est simple mais tel­le­ment pra­tique. Gâ­teaux et ca­fé dans le hall d’ac­cueil en prix libre pour sou­te­nir l’as­so­cia­tion pour en­suite pas­ser dans des pe­tits ateliers avec les ré­pa­ra­teurs bé­né­voles, ces per­sonnes avec un des­sin de clé de ser­rage col­lé sur le T­shirt. Rouge pour la couture, bleu pour l’in­for­ma­tique, vert pour l’élec­tro­nique et le vio­let pour la mécanique. « Le but est de ré­pa­rer les ob­jets en­semble dans une am­biance convi­viale, pour­suit Lu­di­vine. Je pense que de plus en plus de gens sont à la re­cherche de liens et de connais­sances. Beau­coup de choses se sont per­dues avec les an­nées et avec un contexte éco­no­mique com­pli­qué, les per­sonnes re­viennent vers la ré­pa­ra­tion. » Meu­leuse, mi­cro­onde, or­di­na­teurs,… une mul­ti­tude d’ob­jets sont ré­pa­rables dans le Repair Ca­fé. « On va s’oc­cu­per d’ob­jets que l’on est en ca­pa­ci­té de ré­pa­rer, pré­cise Lu­di­vine. On a le droit de re­fu­ser quand ça dé­passe nos connais­sances ou dès qu’on est plus en adé­qua­tion avec nos va­leurs. » Le pro­blème ma­jeur avec la ré­pa­ra­tion : elle est par­fois plus chère que le ra­chat d’un nou­vel ob­jet.

Ob­so­les­cence pro­gram­mée

« Jus­te­ment, on ré­pare gra­tui­te­ment avec la per­sonne des ob­jets dont la ré­pa­ra­tion se­rait plus chère que le ra­chat, in­siste la jeune femme. On veut sen­si­bi­li­ser les gens à l’ob­so­les­cence pro­gram­mée et au fait que l’on n’est pas obli­gé d’ache­ter, et d’ache­ter en­core. » Vincent est ré­pa­ra­teur bé­né­vole. Il a ré­pa­ré le pre­mier ob­jet de l’as­so­cia­tion lors de la pre­mière ses­sion en sep­tembre qui a per­mis de sau­ver 63 kg d’ob­jets de la pou­belle. « C’était une meu­leuse !, sou­rit­il. Rien de bien méchant, il fal­lait juste net­toyer les contac­teurs. Ça lui a évi­té d’en ra­che­ter une nou­velle. J’aime beau­coup bri­co­ler mais c’est vrai que de le faire pour les autres, c’est beau­coup plus mo­ti­vant ! » Pro­chain ren­dez-vous. Sa­me­di 28 oc­tobre de 13 h 30 à 17 h 30, au 9 rue Sousles Au­gus­tins. Sur Fa­ce­book : Repair Ca­fé Cler­montFer­rand

« On n’est pas obli­gé d’ache­ter et d’ache­ter en­core. »

PHOTO R.P.

ATELIERS. Couture, in­for­ma­tique, élec­tro­nique, mécanique, chaque pe­tit ate­lier pos­sède sa spé­ci­fi­ci­té.

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