« Au con­seil d’école, on parle aus­si de la gar­de­rie, de la can­tine, des Tap »

La Montagne (Issoire) - - Le Fait Du Jour - Isa­belle Va­chias

De­puis neuf ans, Katell La­gar­rigue a un pied à l’école Ju­lesFer­ry, à Cha­ma­lières. Si elle est élue de­main, elle at­ta­que­ra sa dixième an­née de pa­rent dé­lé­gué. La der­nière, dans le pre­mier de­gré du moins. Car cette mère de fa­mille est at­teinte par la li­mite d’âge… de sa ca­dette, qui en­tre­ra au col­lège en 2018.

Quand sa pre­mière fille est en­trée en pe­tite sec­tion, en 2008, Katell La­gar­rigue avait plu­sieurs bonnes rai­sons de se pré­sen­ter aux élec­tions. L’exemple de ses pa­rents d’abord : sa mère en­sei­gnante, son père lui­même dé­lé­gué, lui ont ren­du l’école fa­mi­lière. En­suite l’en­vie de ren­con­trer au­tre­ment l’équipe édu­ca­tive. Et sur­tout la vo­lon­té de s’im­pli­quer dans la sco­la­ri­té de son en­fant. « Mon em­ploi du temps m’em­pê­chait d’être pré­sente à l’école tous les jours, ex­plique Katell La­gar­rigue. En étant élue, je pou­vais quand même avoir un vrai rôle. » Elle s’ins­crit sous la ban­nière de la Peep (fé­dé­ra­tion des pa­rents d’élèves de l’en­sei­gne­ment pu­blic), parce que « c’est une fé­dé­ra­tion apo­li­tique, qui a été fon­dée par des pa­rents d’élèves. » Mais l’éti­quette ne l’em­pêche pas de tra­vailler avec ses amies de la FCPE, « dans l’in­té­ rêt des en­fants ». Au fil des an­nées, elle peut me­su­rer le poids des pa­rents au con­seil d’école, « le mo­ment où on ren­contre les en­sei­gnants et la mai­rie ». Des in­ter­lo­cu­teurs qu’elle juge « à l’écoute ».

Un ca­fé des pa­rents

« C’est à notre de­mande qu’il y a eu des places pour les au­to­mo­bi­listes han­di­ca­pés, la po­lice mu­ni­ci­pale au pas­sage pié­ton et le temps calme après le re­pas. Au con­seil d’école, on parle aus­si de l’or­ga­ni­sa­tion de la gar­de­rie, de la can­tine, des Tap (temps d’ac­cueil pé­ri­sco­laires)... » A Jules­Fer­ry, les pa­rents dé­lé­gués servent de re­lais entre le sco­laire et le pé­ri­sco­laire. Mais pas seule­ment. Ils or­ga­nisent « le ca­fé des pa­rents » à la ren­trée et la fête de l’école en fin d’an­née. « On veut leur mon­trer qu’être dé­lé­gué, ce n’est pas si lourd », sou­rit Katell La­gar­rigue. Sa mo­ti­va­tion à elle n’a pas pris une ride. D’ailleurs, elle pour­rait bien l’ame­ner au con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion du col­lège. « Là­bas, il y a moins d’échanges avec les autres pa­rents mais c’est im­por­tant aus­si que l’on soit là. »

CHA­MA­LIÈRES. « Je n’exerce plus ma fonc­tion de la même fa­çon, ana­lyse Katell La­gar­rigue. En ma­ter­nelle, on est cen­tré sur ses en­fants. Après, on est ras­su­ré, alors on prend du re­cul, la vi­sion de­vient plus glo­bale. »

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