« Au ly­cée, les pa­rents ma­ni­festent peu d’in­té­rêt pour la vie sco­laire »

La Montagne (Issoire) - - Le Fait Du Jour - Ann-Ca­the­rine Mo­do­lo

Re­pré­sen­tante de pa­rents d’élèves pour ses cinq fils, Nathalie Sal­lard, 48 ans, s’est in­ves­tie pour la pre­mière fois par « in­té­rêt pour le fonc­tion­ne­ment de l’école ». Au­jourd’hui, elle es­time que « moins on connaît l’équipe en­sei­gnante, moins on a de lien avec le monde sco­laire ».

« À l’école et au col­lège, on ren­contre les en­sei­gnants as­sez na­tu­rel­le­ment. Mais au ly­cée, non. C’est plus fer­mé, moins fluide. » Alors pour elle, être re­pré­sen­tante de pa­rents d’élèves au ly­cée a en­core plus de sens. Après avoir bri­gué un pre­mier man­dat lorsque son fils, Étienne, au­jourd’hui âgé de 19 ans, était au ly­cée Du­claux à Au­rillac, elle a rem­pi­lé l’an der­nier au sein du même éta­blis­se­ment pour son deuxième fils, Brieuc, en pre­mière. Si elle est aus­si mor­due par la fonc­tion, c’est parce qu’elle trouve qu’il y a du tra­vail, sur­tout en terme de com­mu­ni­ca­tion. « On a fait une réu­nion d’in­for­ma­tion à la ren­trée. Il y a 720 élèves à Du­claux, donc 1.440 pa­rents po­ten­tiels. Nous étions quatre. Il y a deux pro­blèmes : au ly­cée, les pa­rents ma­ni­festent peu d’in­té­rêt pour la vie sco­laire, mais comme au­jourd’hui, tout passe par la mes­sa­ge­rie de l’ENT, ils n’ont pas for­cé­ment le ré­flexe d’al­ler vé­ri­fier des­sus. Consé­quence : ils ne savent pas quand il y a des réunions ! » Pour­tant se­lon elle, le lien entre les fa­milles et l’équipe en­sei­gnante est ga­rante du bien­être de l’en­fant. « Cer­tains pa­rents ont des exi­gences qui ne cadrent pas avec les pos­si­bi­li­tés des en­sei­gnants. Mais ça, ils ne peuvent le sa­voir que s’ils connaissent le sys­tème, en me po­sant des ques­tions par exemple. » Son in­ves­tis­se­ment lui prend du temps. Em­ployée de la fonc­tion pu­blique à la Di­rec­tion dé­par­te­men­tale des ter­ri­toires, elle suit aus­si « trois, quatre réunions par an » par éta­blis­se­ment, « plus les com­mis­sions et les conseils de classe ». Ce qui n’en­trave en rien sa mo­ti­va­tion : « J’ai fait mes cal­culs, et nor­ma­le­ment, si tout va bien, je se­rais re­pré­sen­tante de pa­rents d’élèves jus­qu’en 2028, date à la­quelle Ho­no­ré [le plus jeune, qui a au­jourd’hui 7 ans, NDLR] pas­se­ra son bac ! Mais j’es­père que je dé­cou­vri­rai d’autres éta­blis­se­ments ! »

PHOTO LU­CIE PAULUS

IN­VES­TIS­SE­MENT. Nathalie Sal­lard est la mère de cinq gar­çons dans le Can­tal. Elle a été re­pré­sen­tante de pa­rents d’élèves de­puis 2004. « Et j’ai cal­cu­lé que si tout va bien, je le se­rai jus­qu’en 2028 ! »

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