Les avo­cats de la dé­fense vent de­bout contre l’en­quête

La Montagne (Issoire) - - Région -

Tour à tour les avo­cats de la dé­fense avaient, lors de l’au­dience, ten­té de dé­mon­ter le tra­vail réa­li­sé en en­quête pré­li­mi­naire, puis dans le cadre de l’in­for­ma­tion ju­di­ciaire. M e Ca­nis, pour Jean-Pas­cal Agos­tin­ho. « On a mis en place au­tour de mon client une sur­veillance avec tous les moyens qui existent. Et au fi­nal on n’a pas une seule écoute qui dé­montre un quel­conque tra­fic. Il a été sui­vi jour et nuit mais on ne re­trouve qu’un seul client qui, en plus, s’est ré­trac­té […]. Quant à ce pré­ten­du tra­fic d’armes, il n’est pas prou­vé du tout. Il a une pas­sion des armes et s’en fait li­vrer par la poste en toute lé­ga­li­té, en toute trans­pa­rence, en payant avec sa carte ban­caire. La so­cié­té qui gère le site sur le­quel mon client a ache­té les armes n’a même pas été in­ter­ro­gée pour pré­ci­ser le nombre d’achats. Quant à l’ex­pert, il n’a même pas vrai­ment ré­pon­du sur la neu­tra­li­sa­tion et la ré­ac­ti­va­tion des armes. J’ai de­man­dé une contre­ex­per­tise, on me l’a re­fu­sée. Mon client a juste une pas­sion un peu in­ter­dite. Ce dos­sier est une coquille vide. » Me Chau­tard, pour Romain Gi­bert. « Le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel, ce n’est pas le Samu, il n’est pas là pour ré­ani­mer l’ins­truc­tion. On au­rait pu faire une ex­per­tise de l’em­bal­lage de la co­caïne pour sa­voir qui l’avait eu entre les mains, ça n’a pas été fait. Mon client n’est dé­si­gné par per­sonne comme un ven­deur de co­caïne. La jeune femme qui pré­tend l’avoir vu avec de l’ar­gent li­quide, on ne lui a même pas de­man­dé quelle somme elle avait vu (...). Il n’y a ni iden­ti­fi­ca­tion de clients, ni tran­sac­tions. Il n’y a stric­te­ment au­cune preuve contre mon client. »

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