Les Is­soi­riens at­ta­chés à leurs com­merces de proxi­mi­té

À l’oc­ca­sion de la Jour­née na­tio­nale du com­merce de proxi­mi­té, les Is­soi­riens ré­af­firment leur at­ta­che­ment aux bons pro­duits et à l’échange.

La Montagne (Issoire) - - La Une - Tho­mas Ga­the­rias

«Il n’y a pas que les grandes sur­faces dans la vie », pour­raient vous ré­pondre les Is­soi­riens. Entre un dé­tour du cô­té de leur bou­lan­ge­rie fa­vo­rite et quelques em­plettes chez le trai­teur du coin, ces der­niers té­moignent de l’im­por­tance des pe­tits com­merces dans leur quo­ti­dien, face aux mas­to­dondes de la grande dis­tri­bu­tion. Pour Ro­berte et Alain, de pas­sage rue Ber­bi­ziale, ce qui prime avant toute chose, c’est la qua­li­té des pro­duits. « On va chez le bou­lan­ger, chez le bou­cher et aus­si le fro­ma­ger qui n’est pas loin. Puis, tous les sa­me­dis, nous nous ren­dons au mar­ché, pour avoir des pro­duits bio, na­tu­rels. On peut trou­ver des fruits et lé­gumes de qua­li­té. Il y a tou­jours du monde, ça marche bien et c’est agréable, as­surent­ils. C’est notre sor­tie, ça fait vivre la ville et on peut ren­con­trer des gens. » Non loin de là, près de la Tour de l’Hor­loge, en di­rec­tion du bou­le­vard, Vincent et Ma­rion dis­cutent pâ­tis­se­rie. « Pour tout ce qui est com­merce de bouche, nous es­sayons d’en­tre­te­nir ce qui se trouve près de chez nous. On se dit que ce­la par­ti­cipe à faire vivre la ville. On fait l’ef­fort de ne pas nous rendre au su­per­ mar­ché si pos­sible. Nous sommes contents d’ha­bi­ter dans une com­mune où il y a en­core des com­merces de proxi­mi­té. » À 35 ans, Vir­gi­nie, qui vit seule avec son pe­tit gar­çon, en­tend elle aus­si par­ti­ci­per à l’ef­fort col­lec­tif. « Je fais mes courses en centre­ville au maxi­mum. Ils ont des pro­duits qui me conviennent mieux que ceux que je peux trou­ver en grande dis­tri­bu­tion. Je suis aus­si as­sis­tante ma­ter­nelle, alors j’es­saye de faire man­ger des choses saines aux en­fants. » Outre l’as­pect des pro­duits qui sont pro­po­sés par les com­mer­çants, le fac­teur hu­main joue beau­coup dans le choix des consom­ma­teurs de se rendre dans les pe­tites en­seignes. Beau­coup as­pirent à re­trou­ver une qua­li­té qui semble s’être per­due au fil du temps : la con­ vi­via­li­té. Pour Jo­ce­lyne, qui sort ache­ter son jour­nal tous les jours en ville, le constat est simple : « Ce­la per­met d’ap­pré­cier le contact des gens. Quand nous sommes ar­ri­vés à Is­soire, il y a des an­nées avec mon ma­ri, les rues grouillaient de monde. Lorsque le su­per­mar­ché a ou­vert, elles se sont peu à peu vi­dées. C’est dom­mage, il est im­por­tant d’échan­ger avec les autres. »

« Une ville où il y a en­core des com­merces de proxi­mi­té »

LIENS. Les consom­ma­teurs sont nom­breux à ap­pré­cier le contact cha­leu­reux qu’ils ont avec leurs com­mer­çants.

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