400.000 Au­ver­gnats se­raient vic­times d’in­som­nie ch­ro­nique

La Montagne (Issoire) - - Le Fait Du Jour - R. P.

Apnées du som­meil, in­som­nies, hy­per­som­nies,… les troubles du som­meil sont nom­breux. Mais seule une mi­no­ri­té de pa­tients est cor­rec­te­ment prise en charge. Au Centre du som­meil de Cler­mont­Fer­rand, seul centre agréé par la So­cié­té fran­çaise du som­meil en Au­vergne, les pra­ti­ciens hos­pi­ta­liers Ma­ria Li­via Fan­ti­ni, Patricia Beu­din, An­nick Greil et leur équipe réa­lisent 600 en­re­gis­tre­ments som­meil nuit et près de 1.000 consul­ta­tions par an. « Les troubles du som­meil re­pré­sentent un pro­blème ma­jeur de san­té pu­blique puis­qu’un tiers de la po­pu­la­tion se plaint d’en souf­frir, in­dique Ma­ria Li­via Fan­ti­ni. Mais on es­time que seules 20 % de ces per­sonnes sont cor­rec­te­ment pris en charge. » En Au­vergne, on es­time qu’entre 250.000 et 400.000 per­sonnes souffrent d’in­som­nie ch­ro­nique, 80.000 de som­no­lence diurne ex­ces­sive, 70.000 d’apnées du som­meil et 50.000 du syn­drome de jambes sans re­pos. Pour ré­pondre à cette pro­blé­ma­tique, le Centre du som­meil de Cler­mont réa­lise des en­re­gis­tre­ments de som­meil de nuit, des tests de vigilance de jour, des en­re­gis­tre­ments po­ly­gra­phiques am­bu­la­toires ain­si que des consul­ta­tions ex­ternes. « Dans notre so­cié­té, le som­meil est consi­dé­ré comme une perte de temps mais on prend de plus en plus conscience qu’il est un élé­ment es­sen­tiel pour conser­ver une bonne san­té », conclut la spé­cia­liste.

« On es­time que 20 % des pa­tients sont cor­rec­te­ment pris en charge »

PHO­TO PIERRE COUBLE

TEST. Des tests de vigilance sont réa­li­sés en jour­née.

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