Deux heures au coeur de Léo Fer­ré

Hier, au deuxième soir de Sé­ma­phore en chan­son, Ca­li sur la grande scène de­vant 600 per­sonnes

La Montagne (Issoire) - - Si On Sortait - Ju­lien Do­don

Ca­li s’est of­fert et a of­fert les mots de Léo Fer­ré, hier soir, à Sé­ma­phore.

Il au­ra fait se le­ver le pu­blic de Sé­ma­phore. Une pre­mière fois, d’abord, pour cé­lé­brer cette Jo­lie môme. Puis une deuxième, juste après l’in­ter­pré­ta­tion ma­gis­trale de L’âge d’or. Puis une troi­sième, pour un grand mer­ci de la part de ce même pu­blic vi­si­ble­ment ra­vi d’avoir pas­sé deux heures à cé­lé­brer l’oeuvre de Léo Fer­ré avec l’un de ses contem­po­rains comme Ca­li aime à le rap­pe­ler.

« Léo, de l’amour »

Deux heures d’un voyage qui n’est pas des plus simples à abor­der. S’ap­pro­cher de « Léo » c’est prendre un risque, ce­lui de se faire « ra­mas­ser ». Par les pu­ristes no­tam­ment. Genre « on ne touche pas ». Mais Ca­li le fait avec tel­le­ment de sin­cé­ri­té, d’hon­nê­te­té, d’amour ­ « Léo, c’est l’amour » ­ et de jus­tesse qu’il y a même ma­tière à écou­ter si­non au­tre­ment, en tout cas avec une autre oreille les mots d’un maître. Et peu­têtre ces der­niers se fon­tils en­tendre à tra­vers un prisme dif­fé­rent. C’était cer­tai­ne­ment ce­la d’ailleurs, l’idée di­rec­trice de Ca­li : don­ner l’en­vie de. C’est réus­si. D’au­tant plus que Mi­ky­Bi­ky le gui­ta­riste de Dio­ny­sos et Au­gus­tin Char­net aux cla­viers ont ser­vi une par­ti­tion ab­so­lu­ment par­faite. ■

PHO­TO JEAN-LOUIS GORCE

HIER SOIR. Poing le­vé, verbe haut. Ca­li sur la scène de Sé­ma­phore.

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