Al­mo­tech, l’art du mo­de­lage de pré­ci­sion

L’en­tre­prise de mo­de­lage dans de nou­veaux lo­caux

La Montagne (Montluçon) - - La Une -

À Saint-Vic­tor, la pré­ci­sion est au coeur du mé­tier de Fa­brice Gil­bert, gé­rant de l’usine Al­mo­tech. À 54 ans, ce pa­tron qui di­rige deux sa­la­riés est am­bi­tieux pour son en­tre­prise de mo­de­lage, dont il a re­pris les rênes en 1999 et qui vient de s’im­plan­ter, route de Pa­ris, à Saint-Vic­tor.

Un bâ­ti­ment de 640 m², deux fois plus grand que les an­ciens lo­caux de Dé­ser­tines. De quoi aug­men­ter les ca­pa­ci­tés de pro­duc­tion. En ef­fet, l’en­tre­prise se porte bien, en té­moigne son chiffre d’af­faires pas­sé en cinq ans de 190.000 € à 400.000 €.

Des moules pour Mer­cedes ou Air­bus

Elle est spé­cia­li­sée dans la con­cep­tion de moules des­ti­nés à la fa­bri­ca­tion de pièces au­to­mo­biles et aé­ro­nau­tiques. « On fa­brique des ron­delles, des blocs mo­teurs », ex­plique Fa­brice Gil­bert. Et plus exac­te­ment des pièces hy­per com­plexes pour des fon­de­ries qui tra­vaillent avec des géants tels que Mer­cedes, Ford, Air­bus, Eu­ro­co­ptère.

Pour créer la forme des pièces, plus be­soin d’ef­ fec­tuer des cal­culs sa­vants à par­tir de si­nus, co­si­nus ou tan­gente. Grâce à la con­cep­tion as­sis­tée par or­di­na­teur (CAO), Fa­brice Gil­bert peut con­ce­voir des pièces sur­me­sure, sous formes de cônes en trois di­men­sions. C’est à ce poste qu’il passe la ma­jeure par­tie de son temps. Il lui a fal­lu en­vi­ron 250 heures pour con­ce­voir un bras de porte d’avion pour Air­bus. « Avec l’in­for­ ma­tique, on tra­vaille beau­coup plus vite. Avant on ne contrô­lait pas tout. Mais au­jourd’hui avec des ou­tils comme un bras de me­sure la­ser, ça change la pré­ci­sion. »

Les ma­chines tra­di­tion­nelles de mo­de­lage laissent, elles aus­si, la place aux nou­velles tech­no­lo­gies. S’il ne dis­pose pas en­core d’im­pri­mantes 3D, dont les ca­pa­ci­tés de pré­ci­sion ne sont pas as­sez dé­ve­lop­pées, Fa­brice Gil­bert pos­sède plu­sieurs centres d’usi­nage : des ma­chines­ou­tils à com­mandes nu­mé­riques qui ap­pliquent le pro­ces­sus de fa­bri­ca­tion dé­fi­ni au préa­lable.

Le gé­rant vient d’en ac­qué­rir deux nou­velles. « Un centre d’usi­nage coûte 150.000 € mais il a une cote au cen­tième de grande pé­ci­sion et on peut le faire fonc­tion­ner jour et nuit si on le sou­haite. » ■

PHO­TO CÉ­CILE CHAMPAGNAT

GÉ­RANT. L’en­tre­prise de Phi­lippe Gil­bert a un peu plus que dou­blé son chiffre d’af­faires en cinq ans.

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