Un oph­tal­mo­logue : « Je n’ai ja­mais vu de phar­ma­cie en ligne »

La Montagne (Montluçon) - - Montluçon Vivre Sa Ville -

Un oph­tal­mo­logue de Mont­lu­çon donne son avis sur la ques­tion des lu­nettes en ligne et de l’im­pact sur son ac­ti­vi­té.

« Les lu­nettes, c’est comme un mé­di­ca­ment. Je n’ai ja­mais vu de phar­ma­cie en ligne ! », com­mente l’oph­tal­mo­logue mont­lu­çon­nais qui ne sou­haite pas être ci­té.

Se­lon lui, l’ap­pa­ri­tion de ces sites ou de ces nou­velles en­seignes n’a rien de bon pour le consom­ma­teur, qui est lé­sé au fi­nal : « On confond com­merce et mé­di­cal, ça ne dev­rait même pas exis­ter ».

Il a un avis très tran­ché sur la ques­tion : la fi­lière vi­suelle se com­pose d’un oph­tal­mo, d’un op­ti­cien et d’un or­thop­tiste. Se­lon lui, on ne peut pas­ser à cô­té d’au­cun membre de cette fi­lière.

Les oph­tal­mo­logues sont in­dis­pen­sables pour dé­ce­ler des pa­tho­lo­gies (glau­come, ca­ta­racte, ten­sion, etc.), non vi­sibles par de simples exa­mens de vue par des op­ti­ciens ou des or­thop­tistes.

Il consi­dère que les prix bas exer­cés par ces en­seignes sont un mau­vais ar­gu­ment car les lu­nettes four­nies par des op­ti­ ciens sont de meilleure qua­li­té et durent plus long­temps. De plus, les verres sont rem­bour­sés tous les deux ans par la mu­tuelle.

Pour ce spé­cia­liste, un ren­dez­vous chez l’oph­tal­mo­logue est né­ces­saire tous les trois ans pour des pa­tients sans pro­blème par­ti­cu­lier et tous les trois mois pour les pa­tients les plus tou­chés.

« Mon ca­bi­net n’est pas tou­ché par cette concur­rence en ligne , la pa­tien­tèle de Mont­lu­çon fait confiance aux pro­fes­sion­nels. » ■

PHO­TO IL­LUS­TRA­TION

EXA­MEN. L’oph­tal­mo réa­lise des tests ap­pro­fon­dis.

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