Ils sauvent les vieux fau­teuils

Un ate­lier ou­vert par An­gé­lique et Jé­ré­my Re­nau­din

La Montagne (Montluçon) - - Agglomération Vivre Son Pays -

A Saint-Vic­tor, An­gé­lique et Jé­ré­my Re­nau­din ont ou­vert un ate­lier de ta­pis­se­rie, de can­nage, de paillage et de ré­no­va­tion de chaises et fau­teuils.

«On n’aime pas je­ter » sou­lignent An­gé­lique et Jé­ré­my Re­nau­din qui viennent tout juste d’ou­vrir dans le bourg de SaintVic­tor leur ate­lier de ta­pis­se­rie, de can­nage, de paillage et de ré­no­va­tion de chaises et fau­teuils.

C’est avec une cer­taine fier­té et sur­tout avec pas­sion qu’ils re­donnent une se­conde vie au mo­bi­lier que les clients leur confient. « On est heu­reux quand on sauve un vieux fau­teuil », dé­clare An­gé­lique dont la spé­cia­li­té est le can­nage et le rem­paillage.

Un Vol­taire de 1852

« Je rem­paille les chaises avec dif­fé­rents types de paille, je re­fais des can­nages en canne de ro­tin vé­ri­table comme on les trou­vait au XVIIe siècle », as­sure celle qui dé­tient cette com­pé­tence de son grand­père rem­pailleur.

Quant au mo­bi­lier, c’est plu­tôt Jé­ré­my qui s’at­tache à trai­ter, en­tre­te­nir les boi­se­ries des sièges. Et quand par bon­heur, il dé­couvre le nom de l’ébé­niste et l’an­née de la fa­bri­ca­tion sur la boi­se­rie, « c’est toute une his­toire qui com­mence.

Comme ce Vol­taire en cours de res­tau­ra­tion qui date de 1852 », in­dique Jé­ré­my qui maî­trise lui aus­si ce sa­voir­faire de son grand­père me­nui­sier. Au­tant dire que les deux ar­ti­sans font la paire. Non seule­ment ce pro­jet de longue date leur te­nait à coeur, car disent ils, « nous sommes heu­reux de per­pé­tuer ce vieux mé­tier ».

Mais leur amour du tra­vail bien fait se re­trouve aus­si dans ce que ra­conte une chaise. « Chaque chaise veut dire quelque chose », ob­servent les deux pas­sion­nés qui échangent aus­si leurs com­pé­tences. Outre une main qui tisse un dos­sier ou une as­sise, l’autre qui re­donne vie aux pieds ou aux bar­reaux, l’ima­gi­na­tion à tra­vers la vie de l’ob­jet sur le­quel un fes­sier s’est po­sé avec dé­li­ca­tesse ou ba­lour­dise peut être dé­bor­dante. Ou pas. Tout comme le fes­sier ! ■

➔ Pra­tique. Éta­blis­se­ments Re­nau­din, 5 rue An­dré-Gide, SaintVic­tor. Tél. 06.59.54.22.81 ou 04.70.05.77.82.

ATE­LIER. Quand An­gé­lique est au can­nage, Jé­ré­my est à la boi­se­rie.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.