La Mai­son Man­tin trans­for­mée en scène de théâtre

La Montagne (Moulins) - - La Une - Ma­thilde Du­cha­telle

Un peu plus de 100 spec­ta­teurs ont pu ex­pé­ri­men­ter la Mai­son Man­tin comme cadre à une pièce de théâtre, ce week-end. La com­pa­gnie À l’Ombre des rêves les a in­vi­tés à faire un saut dans le temps, à la fin du XIXe siècle.

D’au­cuns disent que la Mai­son Man­tin était han­tée, avant sa res­tau­ra­tion et les nom­breuses vi­sites dont elle a fait l’ob­jet de­puis 2010.

Après le week­end qui vient de pas­ser, plus d’une cen­taine de per­sonnes peuvent at­tes­ter qu’elle est bien ha­bi­tée. Par Louis Man­tin (1851­1905) lui­même, par sa mys­té­rieuse chère et tendre Louise, ses do­mes­tiques, le com­mis de son no­taire ou en­core des vi­si­teuses en faux­cul, cu­rieuses et en­va­his­santes.

Un pu­blic im­mer­gé

La com­pa­gnie À l’Ombre des rêves est al­lée au­de­là du sou­hait de Louis Man­tin qui dé­si­rait « être dans l’his­toire et ne pas être ou­blié, en tant que col­lec­tion­neur et amou­reux des arts ». Elle l’a fait re­naître, le temps de six re­pré­sen­ta­tions théâ­trales en forme de voyage tem­po­rel et d’im­mer­sion du pu­blic, plu­tôt agréa­ble­ment sur­pris d’une forme aus­si ori­gi­nale pour une vi­site. Tel ce groupe de l’as­so­cia­tion Aga­pê de Cler­mont­Fer­rand, qui a choi­si « spé­ci­fi­que­ment » cette vi­site car elle était théâ­tra­li­sée. Ou ce couple de Lyon, qui avait sous­crit un week­end clé en mains à Mou­lins et qui ne re­part pas dé­çu.

L’idée ori­gi­nelle émane de la guide confé­ren­cière Maud Le­riche, qui tra­vaille à la Mai­son Man­tin de­puis sept ans, et concré­ti­sée par le met­teur en scène Ar­naud Per­rin, qui a co­écrit l’his­toire avec Va­nes­sa Cas­tel­neau. « Les gens en vi­site nous de­man­daient sou­vent quand un film se­rait tour­né dans la Mai­son Man­tin, ou nous pro­po­saient de faire la vi­site en cos­tumes, note Maud Le­riche. L’idée du théâtre nous est ve­nue, car ce­la nous per­met de faire vi­brer la mai­son au­tre­ment, en ac­cueillant 18 spec­ta­teurs maxi­mum à chaque fois. On a en­le­vé du mo­bi­lier, dans le sa­lon et le bu­reau, pour per­mettre aux co­mé­diens de s’as­seoir, ce qui n’est pas pos­sible ha­bi­tuel­le­ment. C’est de la fic­tion, mais les per­son­nages collent à ce qu’on sait, et à ce qu’on ne sait pas, à pro­pos de Louis man­tin. Ce sont en tout cas des per­son­nages qui ont pu le cô­toyer ».

Jouer dans un mu­sée, c’est ex­ci­tant !

Un exer­cice in­édit pour la troupe : « Jouer dans un mu­sée, on ne l’avait ja­mais fait, s’en­thou­siasme Ar­naud Per­rin. On avait en­vie d’écrire quelque chose de spé­ci­fique pour ce lieu, plon­ger les spec­ta­teurs dans son coeur, les pro­je­ter à une autre époque. J’avoue qu’on ne connais­sait pas du tout. De Cler­mont, Mou­lins c’est sur­tout le centre du cos­tume de scène. Quand on est en­trés pour la pre­mière fois en juillet 2016, on a eu cinq, six his­toires à dé­ve­lop­per. On a dû en choi­sir une. »

Pour ceux et celles qui au­raient man­qué ce pre­mier es­sai, il de­vrait être trans­for­mé par la suite, au vu de son suc­cès.

PHOTO : SÉVERINE TRÉMODEUX

DANS LE SA­LON. Toute la troupe de la com­pa­gnie À l’Ombre des rêves et la guide confé­ren­cière Maud Le­riche ont ha­bi­té les lieux en cos­tume tout le week-end. Une pre­mière qui de­vrait se re­pro­duire.

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