Mou­lins-Yzeure re­ce­vra Bel­fort au hui­tième tour de la Coupe de France

Pas grand­chose à re­pro­cher à cette équipe de France bis

La Montagne (Moulins) - - La Une - A Lyon, Ch­ris­tophe Bu­ron

Tom­beurs du Cler­mont Foot, les Bour­bon­nais ac­cueille­ront le 2 dé­cembre une équipe évo­luant, comme eux, en Na­tio­nal 2.

Alors que l’on dou­tait de l’uti­li­té de ce match de coeur de se­maine, entre deux équipes ré­serves, cer­tains joueurs fran­çais n’ont pas vrai­ment per­du leur temps.

Un souffle nou­veau a bien failli en­va­hir et ra­vir les joyeuses tra­vées du Sta­dium lyon­nais, grâce une équipe de France qui a ven­du chè­re­ment sa peau face à des Blacks, certes bran­chés sur cou­rant al­ter­na­tif. Il s’en est fal­lu d’une der­nière mê­lée, d’une ul­time pous­sée du pack néo­zé­lan­dais pour pri­ver ces Bleus de la mu­ni­tion de la gagne.

Pour­tant, soyons francs, quand les Néo­Zé­lan­dais ont trou­vé la pre­mière faille dans la dé­fense tri­co­lore, après un ruck ar­ra­ché par Sa­vea suite à une per­cée de Dan­ty, et que Squire mar­qua en coin comme à la pa­rade, on a craint le pire. On s’est dit que la soi­rée pou­vait s’an­ non­cer aus­si longue et dou­lou­reuse que la pre­mière pé­riode du Stade de France lors du vrai test de sa­me­di der­nier (per­du 3818 par les Bleus).

Mais hier, à Lyon, cette équipe de France bis dé­ga­geait un brin d’in­sou­ciance qui lui a per­mis de jouer sans au­cune in­hi­bi­tion, avec la seule vo­lon­té de se faire des passes et d’avan­cer.

Le zé­bu­lon La­croix s’en don­na à coeur joie, une pre­mière fois après une of­frande de Sped­ding, la se­conde pour cou­per sur ses 22 mètres, une action d’es­sai des Blacks sui­vi d’un sprint fu­rieux jusque dans l’en­but.

Bien sûr, la Nou­vel­leZé­lande jouait éga­le­ment sur ses atouts, la vi­tesse en pre­mier lieu. Une pé­na­li­té jouée vite par KerrBar­low met­tait en lu­mière un re­tard des Fran­çais dans le re­pla­ce­ment.

Le temps de prendre po­si­tion et Duf­fie dé­bor­dait à son tour pour bo­ni­fier les es­paces ou­verts tan­tôt dans l’axe par­fois plus au large.

Mais cette ré­serve tri­co­lore n’avait vrai­ment pas un goût de fond de cuve… au contraire, on sen­tit un cons­tant en­thou­siasme, à l’image de l’ex­plo­sif Chat, de l’om­ni­pré­sent Ma­ca­lou, d’un Lau­ret épa­tant, le tout gui­dé par une char­ nière plu­tôt ins­pi­rée, une fois que Les­gourgues mit de l’ordre dans le tri de ses ini­tia­tives.

Alors qu’à la pause, la mon­tagne noire ne pa­rais­sait pas in­sur­mon­table, le re­tour de flamme des Blacks re­mit l’église au centre du vil­lage néozé­lan­dais. En un quart d’heure fé­roce et ra­geur, mal­gré une dé­fense har­gneuse des Bleus, les hommes de Steve Han­sen re­trou­vaient puis­sance et jus­tesse pour ajus­ter par deux fois leur cible.

Mais, on le re­dit, la ré­si­gna­tion n’ha­bi­tait pas cette équipe de France hier à Lyon. Pous­sant alors de plus en plus les NéoZé­lan­dais à la faute, les par­te­naires de Maes­tri re­met­taient l’ou­vrage sur le mé­tier, conscients qu’il y avait un coup à jouer. Cha­van­cy ac­cen­tua l’es­poir au sou­tien d’une per­cée mons­trueuse de Ma­ca­lou.

Ce fut trop juste pour si­gner un suc­cès d’es­time. Le plus grand re­gret de ce match ? Que les Pri­so, Ha­ma­dache, Ma­ca­lou, Les­gourgues, La­croix, Tau­leigne et Gomes Sa n’aient pas ce ma­tin leur pre­mière cape épin­glée à leur carte de vi­site.

Une pres­ta­tion qui mé­ri­tait une sé­lec­tion…

IN­TE­NABLE. L’ai­lier ro­che­lais, Ga­briel La­croix, bien ser­vi par Sped­ding, ins­crit le pre­mier de ses deux es­sais.

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