Wau­quiez fait salle comble à Saint-Pour­çain

Laurent Wau­quiez a fait salle comble, hier, à Saint­Pour­çain

La Montagne (Moulins) - - La Une - An­toine De­la­cou

C’est à un pré­sident des Ré­pu­bli­cains of­fen­sif qu’ont eu droit les mi­li­tants et les élus lo­caux du par­ti conviés hier, à Saint-Pour­çain-sur-Sioule, à la Fête de la fé­dé­ra­tion de l’Al­lier. A l’heure du dé­jeu­ner, Laurent Wau­quiez a désos­sé le dé­but de quin­quen­nat d’Em­ma­nuel Ma­cron.

Avant un co­pieux dé­jeu­ner pré­vu pour 350 convives bour­bon­nais is­sus des rangs de son par­ti, le pré­sident des Ré­pu­bli­cains (LR) s’est of­fert, à l’heure de l’apé­ro, la po­li­tique me­née par un autre pré­sident, de la Ré­pu­blique, ce­lui­là.

« Ma­cron n’est pas de droite »

Dans un dis­cours mus­clé, salle du ChampFeuillet, à Saint­Pour­çain­sur­Sioule, Laurent Wau­quiez a ra­pi­de­ment lâ­ché ses coups contre les orien­ta­tions éco­no­miques et so­ciales du gou­ver­ne­ment Phi­lippe, contre sa po­li­tique mi­gra­toire ou contre la lutte contre le risque ter­ro­riste.

A la tri­bune, face à une salle comble, il a ré­pé­té son cre­do d’une droite à la­quelle il ne faut pas s’ex­ cu­ser d’ap­par­te­nir. Face à ses « va­leurs » tra­di­tion­nelles de la droite, par­mi les­quelles « le tra­vail », « la sé­cu­ri­té » ou « l’au­to­ri­té de l’Etat », il s’est plu à op­po­ser « l’illu­sion du ma­cro­nisme » :

« Ma­cron a cru que la po­li­tique était uni­que­ment du mar­ke­ting. Pour lui, la transgression, c’est d’or­ga­ni­ser un concert de mu­sique élec­tro­nique sur le per­ron de l’Ely­sée. Mais les Fran­çais at­tendent comme transgression la baisse des im­pôts. Au lieu de ça, il les ar­rose d’aug­men­ta­tions ».

Il a con­si­dé­ré que les pre­mières im­pac­tées sont les classes mo­destes et moyennes, « les mi­lieux de cor­dée », comme il les ap­pelle : « D’un cô­té, Ma­cron fait des ca­deaux à ceux qui ont fi­nan­cé sa cam­pagne, de l’autre cô­té, il met en oeuvre un énième plan contre la pau­vre­té. La po­li­tique de Ma­cron n’est pas juste. Elle oriente tous les ef­forts, toutes les taxes, sur ceux qui res­pectent les règles du jeu, sur ceux qui ont construit leur vie sur le rap­port au tra­vail et à l’ef­fort. Ce sont eux qui fi­nancent sa po­li­tique éco­no­mique ».

« La crois­sance étouf­fée »

Pour quel ré­sul­tat ?, s’est­il in­ter­ro­gé. Ré­ponse dé­fi­ni­tive : « On a étouf­fé la crois­sance ! ». Quelques mi­nutes au­pa­ra­vant, Brice Hor­te­feux avait la­bou­ré le même sillon dans son al­lo­cu­tion, tout en af­fir­mant que le chef de l’Etat ne condui­sait pas une po­li­tique de droite, ni même de centre­droit :

« Est­ce que la droite, c’est s’achar­ner sur les re­trai­tés ! ? Est­ce que la droite, c’est ac­ca­bler les classes moyennes ou se mon­trer laxiste contre la pres­sion mi­gra­toire, alors que ja­mais nous n’avons eu au­tant d’étran­gers dans notre pays ! ? Ma­cron est à la droite ce que le pain sans glu­ten est à notre ba­guette tra­di­tion­nelle ». ■

PHO­TO F.-X GUT­TON

DIS­COURS. Hier, à Saint-Pour­çain, Laurent Wau­quiez a lâ­ché ses coups contre Em­ma­nuel Ma­cron et les orien­ta­tions éco­no­miques et so­ciales du gou­ver­ne­ment Phi­lippe.

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