Dans la mo­to­cul­ture de père en fils

■ La fa­mille Laurent vend du ma­té­riel pour les es­paces verts de­puis trente ans sur la foire

La Montagne (Riom) - - Foire De Clermont-cournon - Ré­mi Pi­ro­nin lo­cale@cen­tre­france.com Laurent Mo­to­cul­ture, Z.A. des Gra­vier à Châ­teau­gay.

Même si la sai­son de la tonte se ter­mine, la foire de Cler­mont-Cour­non est l’oc­ca­sion de pen­ser à la pro­chaine. Ro­bots, ton­deuses clas­siques ou ou­tillage à main, toute la gamme est re­pré­sen­tée.

Dans la fa­mille Laurent, la mo­to­cul­ture c’est de père en fils. De­puis trente ans, l’en­tre­prise fa­mi­liale est pré­sente sur la foire. Une ex­pé­rience re­con­nue dans le do­maine qui at­tire les clients.

« Sur la foire, on réa­lise quelques ventes mais on fait sur­tout de la re­la­tion client, ex­plique Ré­mi Laurent, un des trois fils sa­la­riés dans l’en­tre­prise de Pas­cal Laurent. De­puis treize ans que je viens sur la foire, on re­marque que les gens cherchent de plus en plus de la qua­li­té et un sui­vi der­rière. C’est un ser­vice que nous pro­po­sons et que l’on ne trouve pas lors­qu’on achète sur In­ter­net. »

Les ro­bots à la traîne

Ton­deuses au­to­trac­tées, au­to­por­tées ou même ro­bo­ti­sées re­pré­sentent 50 % des ventes de la so­cié­té. Bien en évi­dence sur le stand, le ro­bot de tonte at­ tire l’at­ten­tion des vi­si­teurs. « Ça fait vingt ans que ça existe mais on a beau­coup de re­tard en France par rap­port à d’autres pays et en Au­vergne par­ti­cu­liè­re­ment par rap­port à d’autres ré­gions, ex­plique Ré­mi Laurent. Ça re­pré­sente 1 % des ventes de magasin et 10 % du vo­ lume de ton­deuse à ga­zon. Ce n’est pas en­core en­tré dans les moeurs. »

Pour­tant, le ro­bot pos­sède plus d’atouts qu’il n’y pa­raît. « Le par­cours du ro­bot est dé­li­mi­té par un fil pé­ri­phé­rique et en­chaîne 1 h 30 de tonte pour 1 heure de re­charge, pour­suit le jeune homme. La hau­teur maxi­male de l’herbe pour l’ac­ti­ver est de 10 cm et il peut mon­ter des pentes jus­qu’à 45 %. »

Équi­pé d’un peigne pour évi­ter de ra­mas­ser les gros ob­jets, le ro­bot tonte est ca­pable de tra­ver­ser des al­lées en ma­ca­dam ou en gra­viers tas­sés, si les bor­dures ne sont pas trop hautes. Mais une des dif­fi­cul­tés les plus sou­vent évo­quées ré­side dans la sur­face à tondre. Pour­tant, là aus­si le pe­tit ro­bot a de la res­source.

« En ca­pa­ci­té de tonte, il faut comp­ter 1.400 € pour une sur­face de 500 m² et 2.500 € pour 3.000 m², pré­cise Ré­mi Laurent. C’est plus cher qu’une ton­deuse nor­male mais plus on a de sur­face et plus c’est ren­table. Sans comp­ter le temps que l’on gagne à faire autre chose pen­dant qu’il tra­vaille ! » ■

➔ Magasin.

PHOTO JEAN-LOUIS GORCE

EN FA­MILLE. Le gé­rant de l’en­tre­prise fa­mi­liale, Pas­cal Laurent, avec deux de ses fils pré­sents sur la foire, Quen­tin et Ré­mi.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.