« Une ar­res­ta­tion im­por­tante »

■ Un sus­pect de 18 ans a été in­ter­pel­lé hier ma­tin à Douvres

La Montagne (Thiers-Ambert) - - France & Monde Actualités -

La po­lice bri­tan­nique a pro­cé­dé, hier, à l’ar­res­ta­tion « im­por­tante » d’un sus­pect âgé de 18 ans et a lan­cé une per­qui­si­tion à une ving­taine de ki­lo­mètres de Londres.

La po­lice a in­ves­ti, hier en dé­but d’après­mi­di, un lo­ge­ment d’un quar­tier ré­si­den­tiel de Sun­bu­ry­on­Thames, à une ving­taine de ki­lo­mètres au sud­ouest de Londres, et était « en train de le per­qui­si­tion­ner », a­t­elle an­non­cé. Elle a fait éva­cuer les ha­bi­ta­tions alen­tour et éta­bli un cor­don de sé­cu­ri­té d’un rayon de 100 mètres. « Au­cune autre ar­res­ta­tion n’a été ef­fec­tuée », a­t­elle pré­ci­sé.

Trans­fé­ré à Londres

La po­lice avait au­pa­ra­vant an­non­cé l’ar­res­ta­tion d’un sus­pect de 18 ans. « Nous avons fait une ar­res­ta­tion im­por­tante dans notre enquête », s’est fé­li­ci­té Neil Ba­su, un res­pon­sable de l’an­ti­ ter­ro­risme au sein de la po­lice. Le sus­pect a été ar­rê­té vers 7 h 50, hier ma­tin, par la po­lice du Kent (sud­est de l’An­gle­terre), « dans la zone por­tuaire de Douvres », en lien avec des faits « ter­ro­ristes ».

Le port de Douvres est un point de tran­sit vers l’autre rive de la Manche, no­tam­ment les ports fran­çais de Ca­lais et belge d’Ostende.

Le sus­pect a été main­te­nu en garde à vue dans un poste de po­lice lo­cal avant son trans­fert vers Londres « plus tard dans la soi­rée », a in­di­qué la mi­nistre bri­tan­nique de l’In­té­rieur, Amber Rudd, dans un mes­sage té­lé­vi­sé dif­fu­sé à l’is­sue d’une réunion d’ur­gence du gouvernement. Elle a sou­li­gné qu’il était « beau­coup trop tôt » pour dire si le sus­pect était connu des forces de l’ordre, comme l’avait af­fir­mé, la veille, Do­nald Trump sur son compte Twit­ter...

Les propos du président amé­ri­cain avaient fâ­ché la Pre­mière mi­nistre bri­tan­nique, The­re­sa May, qui lui avait ré­pli­qué en de­man­dant de ne pas « spé­cu­ler sur une enquête en cours ».

L’at­ten­tat – le cin­quième en six mois au Royaume­Uni – est sur­ve­nu ven­dre­di ma­tin dans une rame de mé­tro, en pleine heure de pointe, vers 8 h 20, dans la sta­tion de Par­sons Green, si­tuée dans un quar­tier ai­sé du su­douest de Londres.

« C’est une enquête qui avance très vite. Nous avons réa­li­sé des pro­grès consi­dé­rables et nous conti­nue­rons à faire de notre mieux pour ré­duire les me­naces dans ce pays », a dé­cla­ré, hier, la pa­tronne de la po­lice lon­do­nienne, Cres­si­da Dick, sur la BBC. Un peu plus tard, la po­lice a fait sa­voir que d’autres sus­pects po­ten­tiels sont tou­jours re­cher­chés.

Les restes de la bombe sont exa­mi­nés par des scien­ti­fiques, se­lon la po­lice. Mais celle­ci n’a pas sou­hai­té com­men­ter des in­for­ma­tions de mé­dias bri­tan­niques se­lon les­quelles le re­tar­da­teur de la bombe n’avait pas fonc­tion­né, alors que l’en­gin conte­nait des clous et du TATP, un ex­plo­sif pri­sé des dji­ha­distes. L’at­ten­tat a d’ailleurs été ra­pi­de­ment re­ven­di­qué, ven­dre­di, par le groupe État is­la­mique. ■

« C’est une enquête qui avance très vite »

PHO­TO AFP

PER­QUI­SI­TION. La po­lice scien­ti­fique a in­ves­ti un lo­ge­ment d’un quar­tier ré­si­den­tiel de Sun­bu­ry-on-Thames, à une ving­taine de ki­lo­mètres de Londres.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.