Un pro­jet de san­té connec­tée

La Montagne (Thiers-Ambert) - - Puy-de-dôme - Mi­chèle Gar­dette mi­chele.gar­dette@cen­tre­france.com

Lun­di 16 oc­tobre, Jour­née mon­diale contre la dou­leur, l’Ins­ti­tut Anal­ge­sia pro­pose une con­fé­rence grand pu­blic, à Cler­mont-Fer­rand. « Dou­leur et com­mu­ni­ca­tion » en se­ra le thème.

Les nou­velles tech­no­lo­gies sau­ront­elles ve­nir au secours des plus de 15 mil­lions de Fran­çais souf­frant de dou­leur au quo­ti­dien ? C’est en tout cas une pers­pec­tive in­no­vante et for­te­ment d’ac­tua­li­té pour l’Ins­ti­tut Anal­ge­sia, pôle dé­dié à la re­cherche et à l’in­no­va­tion contre la dou­leur, ba­sé à Cler­mont­Fer­rand. Il vient, en ef­fet, de lan­cer un pro­jet de san­té connec­tée en col­la­bo­ra­tion avec une di­zaine de centres de la dou­leur en France.

Les pa­tients dou­lou­reux chro­niques ne sont vus que ponc­tuel­le­ment par le pro­fes­sion­nel de san­té qui les suit. Entre deux ren­dez­vous peuvent donc s’écou­ler trois à six mois. Un in­ter­valle de temps du­rant le­quel l’éva­lua­tion de l’état du pa­tient échappe aux pro­fes­sion­nels de san­té, comme l’ex­plique le pré­sident de l’ins­ti­tut, le pro­fes­seur Alain Escha­lier. L’idée est donc d’équi­per les pa­tients vo­lon­taires d’une ap­pli­ca­tion sur leur smart­phone qui leur per­met­trait de ren­sei­gner les symp­tômes res­sen­tis, d’en­re­gis­trer cer­taines don­nées comme le som­meil ou en­core l’ac­ti­vi­té phy­sique, les pos­tures…

Les bé­né­fices se­raient mul­tiples. « Par ce lien ré­gu­lier, on connaî­trait mieux le pa­tient, il pour­ rait éga­le­ment bé­né­fi­cier d’un sys­tème d’alerte, il de­vien­drait ain­si ac­teur de sa san­té », sou­ligne Alain Escha­lier. Une va­leur thé­ra­peu­tique dou­blée d’un in­té­rêt pour la re­cherche dans l’op­tique de « mieux ca­rac­té­ri­ser les pa­tients pour al­ler vers une per­son­na­li­sa­tion des thé­ra­peu­tiques ».

« Avant de se rendre au centre de la dou­leur, il s’écoule par­fois jus­qu’à quatre ans du­rant les­quels le pa­tient es­saye sans suc­cès dif­fé­rentes thé­ra­peu­tiques, nous es­pé­rons donc un par­cours plus ra­pide et sim­pli­fié », concluait­il.

Cette thé­ma­tique de la com­mu­ni­ca­tion se­ra le fil conduc­teur de la con­fé­rence grand pu­blic, pro­po­sée, lun­di 16 oc­tobre à 18 h 30, à la fa­cul­té de mé­de­cine de Cler­montFer­rand. Le pro­fes­seur Joël Bo­ckaert, neu­ro­bio­lo­giste, membre de l’aca­dé­mie des Sciences illus­tre­ra éga­le­ment la thé­ma­tique avec une con­fé­rence : « La com­mu­ni­ca­tion du vi­vant : de la bac­té­rie à In­ter­net ». ■

➔ Con­fé­rence. Lun­di 16 oc­tobre à 18 h30à la fa­cul­té de mé­de­cine de Cler­mont-Fd, 28, place Hen­ri-Du­nant. En­trée libre gra­tuite. Pro­gramme et ins­crip­tions sur http://www.ins­ti­tu­ta­nal­ge­sia.org/confe­rence-jour­nee­mon­diale-dou­leur/

SÉ­VE­RINE TREMODEUX

MAUX. Quinze mil­lions de Fran­çais souffrent au quo­ti­dien. PHO­TO

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