Neuf mois ferme pour l’ex-conjoint

■ Une voi­sine est in­ter­ve­nue pour faire ces­ser les vio­lences

La Montagne (Thiers-Ambert) - - Région - Actualité - Jean-Bap­tiste Le­dys

Il re­con­naît avoir por­té un coup à son ex-com­pagne, le 13 avril, à Saint-Éloy-lesMines. La vic­time en évoque da­van­tage.

Pour ces vio­lences sur conjoint, le pré­ve­nu de 40 ans a été condam­né, hier, à neuf mois de pri­son ferme, et au­tant avec sur­sis, hier, en com­pa­ru­tion im­mé­diate à Cler­mont­Fer­rand. Le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel a par ailleurs pro­non­cé son main­tien en dé­ten­tion. Le jour des faits, le pré­ve­nu vou­lait à tout prix s’en­tre­te­nir avec la femme dont il ve­nait de se sé­pa­rer. Mais celle­ci ne sou­hai­tait pas cette ex­pli­ca­tion. « C’est le manque de dia­logue qui crée ça. A un mo­ment, ça ex­plose », ex­plique le pré­ve­nu. S’en est ain­si en­sui­vie une scène vio­lente qui n’a pris fin qu’avec l’in­ter­ven­tion d’une voi­sine puis des gen­darmes. Si l’homme ex­prime des re­grets qui pa­raissent sin­cères, une ran­cune sous­ja­cente trans­pa­raît dans les ré­ponses qu’il fait aux in­ter­ro­ga­tions de Ju­lien Cas­tel­bou, au mi­nis­tère pu­blic. Il soup­çonne en ef­fet son ex d’être à l’ori­gine des si­gna­le­ments qui ont conduit au pla­ce­ment de son fils.

« Le pré­ve­nu ex­plique que s’il est violent, c’est qu’il a une bonne rai­son ! La vic­time a vrai­ment cru qu’elle al­lait res­ter sur le car­reau », s’in­digne Me So­phie Payen, re­pré­sen­tant la par­tie ci­vile.

En dé­fense, Me Do­mi­tille Fauve de­mande aux juges de ne pas voir en son client le « sté­réo­type du conjoint violent ».

Après en avoir dé­li­bé­ré, le tri­bu­nal pro­nonce une peine de neuf mois de pri­son ferme et l’as­sor­tit du main­tien en dé­ten­tion. ■

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