Sa­muel Ra­ve­neau confec­tionne des vé­los utiles au quo­ti­dien

La Montagne (Thiers-Ambert) - - Transports - Ch­loé Tri­de­ra

Il a créé sa propre marque pour ré­pondre aux be­soins de l’usage du vé­lo au quo­ti­dien et comme prin­ci­pal moyen de trans­port. Lui­même adepte, ce Rio­mois ra­conte sa pas­sion pour le deux-roues.

« J’uti­lise mon vé­lo pour tout faire, ab­so­lu­ment tout. Dé­po­ser mes en­fants à la crèche, faire mes courses ou tout sim­ple­ment me dé­pla­cer » : Sa­muel Ra­ve­neau est sus­pen­du à sa selle de­puis presque dix ans. « Ce­la me pro­cure une sen­sa­tion de li­ber­té et d’au­to­no­mie. J’avance avec ma propre éner­gie. »

Du tra­jet sans contraintes, sans avoir be­soin de dé­pendre des ho­raires et des iti­né­raires des tran­sports, de l’ai­guille d’es­sence ni des places de par­king dis­po­nibles : voi­là les prin­ci­paux ar­gu­ments qui ont pous­sé Sa­muel à choi­sir le vé­lo. Tout com­mence lors­qu’il étu­die l’his­toire à Tours : « C’était un moyen de lo­co­mo­tion éco­no­mi­ que pour l’étu­diant que j’étais. Ce­la m’of­frait un équi­libre et une meilleure qua­li­té de vie. »

En­suite, ce spor­tif du quo­ti­dien migre vers la ré­gion pa­ri­sienne en aban­don­nant le bon­heur des tra­jets à vé­lo et se re­trouve confron­té à la foule du mé­tro, le bouillon­ne­ment et le stress qui le ca­rac­té­ri­ se. En tout, Sa­muel au­ra ex­pé­ri­men­té tous les ter­rains : de la pe­tite bour­gade à la très grande ville. Il en re­tient une seule chose : « C’est tou­jours plus simple de faire du vé­lo. »

À force de l’uti­li­ser au quo­ti­dien, Sa­muel a fi­ni par se consa­crer à sa fa­bri­ca­tion : « J’avais be­soin de connaître la ma­chine sur la­quelle j’évo­luais. »

Alors Sa­muel se lance et change com­plè­te­ment de par­cours et passe de la cas­quette de for­ma­teur dans l’édu­ca­tion po­pu­laire à… mé­ca­ni­cien de vé­lo. « J’ai pas­sé un cer­ti­fi­cat de qua­li­fi­ca­tion pro­fes­sion­nelle en mé­ca cycle à Lyon, mais aus­si au Da­ne­mark pour ap­prendre la sou­dure pour les vé­los. » À par­tir de là, l’idée de con­ ce­voir un en­gin uti­li­sable au quo­ti­dien germe dans la tête de Sa­muel Ra­ve­neau. Il at­ter­rit en Au­vergne pour lan­cer son pro­jet : « Je suis ve­nu dans la ré­gion car elle as­sez ou­verte à la créa­tion de pro­jet comme ce­lui­ci. »

Sé­ma­phore voit alors le jour. Ce vé­lo a la par­ti­cu­la­ri­té d’être po­ly­va­lent, grâce à sa struc­ture mais aus­si grâce à son por­te­ba­gages très long qui per­met d’y ins­tal­ler des ca­gettes pour ses lé­gumes, deux sièges pour en­fants, ou un ba­gage. Au­jourd’hui, Sa­muel Ra­ve­neau en a mon­té deux dans son ate­lier rio­mois : « L’ob­jec­tif, main­te­nant, est d’ins­tau­rer des ate­liers iti­né­rants pour ap­prendre aux uti­li­sa­teurs à bri­co­ler leur propre vé­lo. » ■

« Une sen­sa­tion de li­ber­té et d’au­to­no­mie »

➔ Cam­pagne Ulule. Ac­tuel­le­ment et jus­qu’au 21 avril, il est pos­sible de par­ti­ci­per au fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif du vé­lo « Sé­ma­phore » sur Ulule : fr.ulule.com/ sem­pa­hore-cycles/

SÉ­MA­PHORE. Ja­mais sans son vé­lo Sé­ma­phore, conçu avec des com­po­sants soi­gneu­se­ment choi­sis et réa­li­sé à la main à Riom.

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