Un coup de pouce aux com­mer­çants

■ Vers une in­dem­ni­sa­tion des pro­fes­sion­nels im­pac­tés par le chan­tier St­Jean/Ré­pu­blique

La Montagne (Thiers-Ambert) - - Ambert - Vivre Sa Ville - Thier­ry Sen­zier thier­ry.sen­zier@cen­tre­france.com

Les élus d’Am­bert ont ap­prou­vé vendredi la créa­tion d’une com­mis­sion d’in­dem­ni­sa­tion des com­mer­çants les plus im­pac­tés par le chan­tier Saint-Jean/Ré­pu­blique.

Les tra­vaux du quar­tier Saint­Jean/Ré­pu­blique, qui doivent s’ache­ver fin no­vembre, ont com­men­cé… le 15 mai 2017. Une du­rée très longue qui n’est pas sans en­gen­drer « un cer­tain nombre de dif­fi­cul­tés pour les ha­bi­tants et les com­mer­çants », concède Jo­han Im­bert, ad­joint au maire d’Am­bert. Aus­si la mu­ni­ci­pa­li­té a­t­elle dé­ci­dé, sur avis de la com­mis­sion « Ges­tion du pa­tri­moine et centre­ville », de créer un dis­po­si­tif d’ac­com­pa­gne­ment des com­mer­çants si­tués à l’in­té­rieur du pé­ri­mètre du chan­tier.

« Il nous a sem­blé op­por­tun voire né­ces­saire de mettre en place une com­mis­sion d’in­dem­ni­sa­tion », a ex­pli­qué Jo­han Im­bert, vendredi soir, aux conseillers mu­ni­ci­paux, à qui il était de­man­dé de se pro­non­cer sur l’ins­tau­ra­tion de cette com­mis­sion de rè­gle­ment amiable. Et d’ajou­ter : « Il n’y a rien d’im­ po­sé, c’est à l’ini­tia­tive de la com­mune. »

Pre­nant exemple sur ce qui a pu être mis en place à Cler­mont, Riom ou Is­soire, la ville d’Am­bert a dé­fi­ni quelques cri­tères, à com­men­cer par ce­lui qui concerne le pré­ju­dice su­bi. La perte fi­nan­cière du com­merce concer­né doit dé­pas­ser 10 % de la marge brute de l’en­tre­prise. « C’est la ma­nière la plus équi­table de connaître l’im­pact en fonc­tion du chiffre d’af­faires, qu’il y ait une grosse ac­ti­vi­té ou pas », a jus­ti­fié l’ad­joint. Par­mi les autres règles im­muables : la com­po­si­tion de la com­mis­sion, qui se­ra en par­ti­cu­lier pré­si­dée par un ma­gis­trat d’un tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif ou de com­merce, en ac­ti­vi­té ou non ; ou en­core le fait que « c’est le conseil mu­ni­ci­pal qui a le der­nier mot ».

L’op­po­si­tion mu­ni­ci­pale n’a pas sou­hai­té re­je­ter ce dis­po­si­tif mais elle a émis quelques ré­serves. Vé­ro­nique Fau­cher­Con­vert a es­ti­mé que l’on « crée un pré­cé­dent. Et au fi­nal, les contri­buables vont payer. Il au­rait été bien de mieux co­or­don­ner ces tra­vaux pour ne pas su­bir de tels désa­gré­ments ». Jo­han Im­bert a re­con­nu que le pro­jet est am­bi­tieux (« On au­rait pu re­faire ce qui était des­sus et pas ce qui était en des­sous »), qu’il y a un mois de re­tard sur le ca­len­ drier, no­tam­ment à cause des fouilles ar­chéo­lo­giques (« l’en­tre­prise a fait ce qu’elle pou­vait »). « Ce­la doit nous ser­vir d’exemple, a mar­te­lé Si­mone Mon­ne­rie. Il faut conduire les chan­tiers avec énor­mé­ment de ri­gueur. On ne se­ra pas dé­fa­vo­rable à ces in­dem­ni­sa­tions mais ce­la doit res­ter ex­cep­tion­nel ».

Condi­tions

Un ca­rac­tère ex­cep­tion­nel sur le­quel a ap­puyé Jo­han Im­bert pour ré­pondre à Co­rinne Pe­gheon et Pa­trick Bes­seyre (*). Les deux conseillers s’in­quié­taient de sa­voir si une telle en­ve­loppe se­rait re­nou­ve­lée sur d’autres chan­tiers, si les com­merces si­tués hors du pé­ri­mètre peuvent se consi­dé­rer comme im­pac­tés. « Il faut qu’il y ait un im­pact long, cer­tain et il faut que les tra­vaux se dé­roulent de­vant la porte du com­merce », a pré­ci­sé l’ad­joint. ■

(*) Le dis­po­si­tif d’ac­com­pa­gne­ment a été ap­prou­vé à l’una­ni­mi­té des élus, ex­cep­té Pa­trick Bes­seyre qui s’est abs­te­nu.

TRA­VAUX. Se­lon Jo­han Im­bert, les com­merces les plus tou­chés restent les ac­ti­vi­tés de bouche.

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