Des kan­gou­rous dans la ci­té

An­to­nio et Isa­belle Ie­ra­ci entre Aus­tra­lie et Cor­rèze

La Montagne (Tulle) - - Tulle Agglomération - De­puis plu­sieurs an­nées, après avoir sillon­né la France, An­to­nio et Isa­belle Ie­ra­ci qui vivent en Cor­rèze passent une par­tie de l’été en Cor­rèze à Sainte-Fortunade.

An­to­nio et Isa­belle Ie­ra­ci ont of­fert un pan­neau de si­gna­li­sa­tion à la mairie pour in­di­quer aux usa­gers de la Dé­par­te­men­tale 940 le pas­sage de kan­gou­rous. Plus sé­rieu­se­ment voi­ci plu­sieurs an­nées, en 2011 pré­ci­sé­ment, que ces Aus­tra­liens ori­gi­naires de Perth sur la côte Est se sont im­plan­tés du­ra­ble­ment dans le bourg.

In­té­gra­tion ra­pide

Ils sont tou­jours en ac­ti­vi­té mais viennent pas­ser plu­sieurs se­maines en France en été, du­rant le plu­tôt clément hi­ver aus­tra­lien, car Perth se si­tue en mi­lieu qua­si dé­ser­tique.

Quand on leur de­mande pour­quoi la France et pour­quoi ce coin de Cor­rèze, Isa­belle et An­to­nio ex­pliquent qu’ils ont, d’une part, sillon­né la France en cam­ping­car en 2009, 2010 et 2011, et que d’autre part Isa­belle est d’ori­gine fran­çaise, nor­mande plus par­ti­cu­liè­re­ment.

Pour elle qui a quit­té, avec sa fa­mille la France en 1971, ce pays « est une vieille dame qui a une his­toire, un ca­rac­tère » et elle sou­hai­tait re­voir sa fa­mille qu’elle n’avait pas re­vue de­puis qua­rante ans.

Alors pour­quoi pas la Nor­man­die ? C’est An­to­nio qui ré­pond : « Too much rain » (trop plu­ vieux) pour lui qui a des ra­cines sud ita­liennes.

Alors la Cor­rèze leur a plu avec ses fo­rêts et ses rivières. Quant au choix du bourg, il s’agis­sait pour eux d’être à cô­té d’un châ­ teau mais aus­si des ser­vices et des com­merces.

À la ques­tion de l’ac­cueil, ils ré­pondent qu’après un dé­but d’ob­ser­va­tion, les ha­bi­tants les ont adop­tés en les voyant tra­vailler dans leur mai­son.

Ra­pi­de­ment ils se sont in­té­grés, membres d’hon­neur de la Confré­rie de la far­ci­dure et du mil­las­sou, adeptes de la pé­tanque, des mar­chés de pays.

Les pétanqueurs leur ont of­fert des boules pour faire des matchs France­Aus­tra­lie, et Aus­tra­lie­Bel­gique. Isa­belle ra­joute « ado­rer la tête de veau, les fro­mages, les cèpes » qui leur étaient to­ta­le­ment in­con­nus.

À la ques­tion de leur ave­nir et de leur re­traite, ce se­ra six mois à Perth, six mois à Sainte­Fortunade et comme le chan­tait Ni­no Fer­rer « Tou­jours en été ».

ORI­GI­NAUX. Isa­belle et An­to­nio re­mettent le pan­neau : pas­sage de kan­gou­rous un peu d’Aus­tra­lie sur le pla­teau de roche de Vic.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.