« C’est mon ma­ri qui a joué le co­baye pour le pre­mier vac­cin ! »

La Montagne (Tulle) - - Corrèze | Actualité - Lise Chas­tang

Pour pro­po­ser ce ser­vice à leurs clients, les phar­ma­cies ont dû amé­na­ger un coin pro­pice et ap­prendre à pi­quer.

Les phar­ma­ciens par­ti­ci­pant à l’ex­pé­ri­men­ta­tion de l’ad­mi­nis­tra­tion du vac­cin contre la grippe sai­son­nière étaient tous vo­lon­taires. A Tulle, par exemple, la phar­ma­cienne San­drine Mey­ri­gnac a été in­té­res­sée par « le ser­vice ren­du. Les gens ne vien­dront pas ex­près mais c’est pour nos clients ». Même écho à la phar­ma­cie Mil­het : « Ça per­met une évo­lu­tion du mé­tier », confie Laure Mil­het.

Ni l’une ni l’autre ne sa­vaient ma­nier une ai­guille, elles l’ont ap­pris du­rant la jour­née de for­ma­tion obli­ga­toire : « Je n’avais ja­mais pi­qué, ex­plique San­drine Mey­ri­gnac ; c’est mon ma­ri qui a joué le co­baye pour le pre­mier vac­cin », ajoute­t­elle dans un sou­rire.

Con­cer­nant les cri­tères obli­ga­toires d’avoir une pièce à part avec un point d’eau et sans con­tact avec les mé­di­ca­ments, cha­cun fait comme il peut. Dans ces deux of­fi­cines tul­listes, les clients se­ront ac­cueillis à l’étage. Chez Laure Mil­het, la zone de vac­ci­na­tion a pris place dans la pièce d’es­sayage des sous­vê­te­ments ; chez San­drine Mey­ri­gnac : « On a amé­na­gé mon bu­reau et en­le­vé les mé­di­ca­ments de l’éta­gère ; on les a rem­pla­cés par les com­plé­ments ali­men­taires ».

Pour San­drine Mey­ri­gnac, les quinze mi­nutes d’ob­ser­va­tion im­po­sées après la vac­ci­na­tion l’in­ter­pellent : « Ça peut être long, un quart d’heure ! J’ai eu un mon­sieur ce ma­tin, je l’ai as­sis avec nous ; nous avons dis­cu­té. Heu­reu­se­ment qu’il n’y avait pas d’autres clients… »

A. G.

ÉQUI­PE­MENT. Un poste in­for­ma­tique est obli­ga­toire pour l’en­tre­tien.

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