La ma­jo­ri­té à l’épreuve d’un pro­jet contro­ver­sé à l’As­sem­blée

La Montagne (Tulle) - - La Une - Éli­sa­beth Per­rin

Da­vid Su­chet, alias Her­cule Poirot dans la sé­rie an­glaise, in­ter­vient le temps d’un épi­sode dans une en­quête de la ca­pi­taine Mar­leau (Co­rinne Ma­sie­ro) en Dor­dogne.

Une pre­mière ex­pé­rience fran­çaise dont il parle avec bon­heur.

Très sou­riant et dis­po­nible, Da­vid Su­chet, dont la re­con­nais­sance est mon­diale grâce no­tam­ment au per­son­nage d’Her­cule Poirot (700 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs), s’ex­prime dans un bon fran­çais ima­gé avec beau­coup de dis­po­ni­bi­li­té et d’hu­mour. Il ra­conte comment Jo­sée Dayan est ve­nue le trou­ver à Londres, pour un autre pro­jet de sé­rie d’abord. « Je ne la connais­sais que de ré­pu­ta­tion, et im­mé­dia­te­ment nous avons eu une re­la­tion phé­no­mé­nale. J’ai dit : “Oui, s’il vous plaît” », se sou­vient-il. « Mais le pro­jet d’Arte a été re­pous­sé, en­chaîne la réa­li­sa­trice. C’est alors qu’on m’a sou­mis le script d’un “Mar­leau” qui se dé­rou­lait dans le Pé­ri­gord par­mi les ex­pa­triés an­glais. Je l’ai ac­cep­té pour avoir une rai­son de rap­pe­ler Da­vid. »

« Mon per­son­nage, un an­cien flic de Scot­land Yard, est as­sez com­plexe, confie Da­vid Su­chet. Quand une de ses amies dis­pa­raît, il pro­pose im­mé­dia­te­ment ses ser­vices à Mar­leau. Mais sa bonne vo­lon­té est en sur­face. » Pour son pre­mier tour­nage fran- çais (il joue en an­glais, mais s’est dou­blé en fran­çais), Da­vid Su­chet a été com­blé. Il a ap­pré­cié au­tant le jeu li­bé­ré de Co­rinne Ma­sie­ro que ce­lui de Lau­ra Smet, qu’il consi­dé­rait un peu comme sa fille, et la ra­pi­di­té de tra­vail de Jo­sée Dayan. « En cin­quante ans, cette ex­pé­rience est l’une des plus heu­reuses de ma vie pro­fes­sion­nelle ! »

Âgé de 71 ans, il a dé­ci­dé de le­ver le pied : « Avant je choi­sis­sais les rôles pour moi. À pré­sent, je fais en fonc­tion de ma fa­mille, avec la­quelle je veux pas­ser plus de temps ». S’il a joué quelque 200 ou 300 rôles avec la Royal Sha­kes­peare Com­pa­ny (l’équi­valent de la Co­mé­die-Fran­çaise), des cen­taines d’autres à la té­lé ou au ci­né­ma, il dit ne s'être ja­mais re­po­sé sur sa per­son­na­li­té. « On ne vient pas voir Da­vid Su­chet comme on va voir Cloo­ney. On va voir le per­son­nage ! Poirot, Freud ou un autre, dit-il avec hu­mi­li­té. Et chaque jour, comme ac­teur, j’ap­prends quelque chose de nou­veau. Pas seule­ment en jouant. En fai­sant l’ex­pé­rience de la vie. »

DA­VID SU­CHET. « On ne vient pas voir Da­vid Su­chet comme on va voir Cloo­ney. On va voir le per­son­nage ! Poirot ou un autre ».

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