Des faux tes­ta­ments pour hé­ri­ter

La Montagne (Vichy) - - Région | Actualité -

Un homme âgé de 82 ans a été condam­né, par le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel du Puyen-Ve­lay, à 300 eu­ros d’amende pour usage de faux.

Tous les faits se sont dé­rou­lés dans une pe­tite com­mune de l’Ys­sin­ge­lais, d’où l’oc­to­gé­naire est na­tif et où il ré­side tou­jours. Le pré­ve­nu, avec le re­cul, n’est pas vrai­ment fier de ce qu’il a fait. Il y a six ans, il avait sym­pa­thi­sé avec un ré­sident d’une mai­son de re­traite. Après son dé­cès de ce der­nier, à l’été 2015, il avait ré­di­gé trois faux tes­ta­ments pour de­ve­nir le bé­né­fi­ciaire de l’hé­ri­tage, dont le mon­tant to­tal s’éle­vait à près de 270.000 eu­ros.

Mais il a com­mis une er­reur gros­sière. Il a en­voyé et dé­po­sé ses faux tes­ta­ments chez un no­taire en même temps qu’une lettre ma­nus­crite en son nom. Et le no­taire s’est ra­pide­ ment dou­té de la su­per­che­rie. L’écri­ture des dif­fé­rents do­cu­ments est la même. Ce que confirme l’ana­lyse gra­pho­lo­gique

À la barre, le pré­ve­nu se confond en ex­cuses. « Je vais le re­gret­ter toute ma vie. J’en de­mande par­don. Je ne pou­vais plus le sup­por­ter. Je ne dor­mais plus ».

« Vous avez ce cou­rage de le re­con­naître », ad­met le pré­sident, qui l’in­ter­roge : « Pour­quoi avez­vous fait ça ? » « Je ne sais pas. Vrai­ment », ré­pond­il. Quant à la fa­mille du dé­funt, qui n’avait qu’une filleule, elle ne s’est pas consti­tuée par­tie ci­vile.

Le re­pré­sen­tant du mi­nis­tère pu­blic a re­quis deux mois de pri­son avec sur­sis. Les faits ont été re­qua­li­fiés en usage de faux par le tri­bu­nal qui a condam­né l’oc­to­gé­naire à 1.300 eu­ros d’amende, dont 1.000 eu­ros avec sur­sis. ■

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.