Pre­mière ré­ac­tion ?

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités - Par Lau­rence Cou­pé­rier

Très heu­reux que Ma­nuel Valls ait dé­ci­dé d’être can­di­dat. J’ai trou­vé son dis­cours très fé­dé­ra­teur, très mo­bi­li­sa­teur et plein d’énergie.

Le bi­lan du quin­quen­nat, dont le Pre­mier mi­nistre est aus­si comp­table que Fran­çois Hol­lande, ne risque-t-il pas de le pé­na­li­ser ?

Il l’a très bien dit avec hon­nê­te­té : il est le can­di­dat de la gauche qui a gou­ver­né et en est évi­dem­ment comp­table. Mais ce qui compte, c’est le pro­jet qu’il va conduire, lui. Il a in­sis­té sur la so­li­da­ri­té, l’uni­té et le ras­sem­ble­ment, en se po­sant en ad­ver­saire de l’ul­tra­li­bé­ra­lisme et du na­tio­nal po­pu­lisme.

Ma­nuel Valls avait par­lé, il y a quelques mois, de deux gauches ir­ré­con­ci­liables. Com­ment compte-t-il main­te­nant les ré­con­ci­lier ?

C’était dans un autre contexte, à pro­pos de Mé­len­chon et de Clé­men­tine Au­tain ! Il ne s’ex­pri­mait ni sur le PS, ni sur le PC ni sur les Verts. À Évry, comme ici, d’ailleurs, nous gou­ver­nons avec eux. Il trace un pre­mier che­min et crée les condi­tions d’une vic­toire de la gauche. Non, l’échec de celle-ci n’est pas écrit…

Comme Em­ma­nuel Ma­cron, il fait ap­pel aux « pro­gres­sistes ». N’y a-t-il pas un risque de con­fu­sion ?

Les dif­fé­rences de­vien­dront évi­dentes au fur et à me­sure de la pré­sen­ta­tion du pro­jet ! Dé­jà, Ma­nuel Valls connaît les ter­ri­toires et est lui-même un élu, quand Ma­cron es­time qu’ils ne servent à rien…

Vous êtes proche de Ma­nuel Valls. Quels sont ses points forts, ses points faibles ?

La loyau­té, le sé­rieux, le sens des res­pon­sa­bi­li­tés. Ses points faibles ? Il faut qu’il ait une image plus en phase avec la réa­li­té de ce qu’il est, avec moins de cris­pa­tion. Dans ce dis­cours, il y a eu des ac­cents de sin­cé­ri­té…

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