VENTES D’ARMES AU BEAU FIXE.

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités -

Les groupes d’ar­me­ment eu­ro­péens et russes ont ga­gné des parts de mar­ché en 2015, bien que tou­jours do­mi­nés par leurs concur­rents amé­ri­cains. De gros contrats à l’ex­por­ta­tion en 2015, comme en Égypte et au Qa­tar, ont gon­flé les ventes des en­tre­prises fran­çaises d’ar­me­ment. La crois­sance de Das­sault, Thales, Sa­fran et autres (+13,1 %) a dé­pas­sé celle des groupes al­le­mands (+7,4 %) ou bri­tan­niques (+2,8 %) du top 100. ■ ter la ving­taine de na­vires et les 164 avions en­dom­ma­gés ou com­plè­te­ment dé­truits. Dé­ci­dée par l’em­pe­reur Hi­ro­hi­to, cette at­taque sur­prise sur le sol amé­ri­cain a pour ob­jec­tif de se ven­ger de l’em­bar­go com­mer­cial et pé­tro­lier en cours et, par la même oc­ca­sion, de pour­suivre l’ex­pan­sion ja­po­naise dans le Pa­ci­fique en ré­dui­sant à néant la prin­ci­pale flotte des États­Unis.

La ré­ponse est im­mé­diate. Dès le len­de­main, dans un dis­cours de­vant le Con­grès, le pré­sident amé­ri­cain Roo­se­velt parle du 7 dé­cembre comme d’une « date qui res­te­ra à ja­mais mar­quée dans l’His­toire comme un jour d’in­fa­mie ». Il met fin à sa po­li­tique iso­la­tion­niste et se joint à l’al­lié bri­tan­nique pour com­battre les forces de l’Axe – le Ja­pon, donc, mais aus­si l’Al­le­magne na­zie et l’Italie fas­ciste. La dé­cla­ra­tion de guerre est si­gnée dans la fou­lée. Nous connais­sons la suite.

Soixante-quinze ans plus tard, les Ja­po­nais n’ac­cordent pas vrai­ment d’at­ten­tion à la com­mé­mo­ra­tion de l’évé­ne­ment. Aux États­Unis, en re­vanche, le 7 dé­cembre a été éri­gé en jour­née du sou­ve­nir. L’at­taque de Pearl Har­bor, une pre­mière de­puis 1812 sur le sol amé­ri­cain, a une très haute va­leur sym­ bo­lique. Au point que les Amé­ri­cains, en 2001, ont qua­li­fié les at­ten­tats du 11­sep­tembre de « nou­veau Pearl Har­bor ».

La dé­ci­sion de Shin­zo Abe de ve­nir se re­cueillir sur les lieux du raid aé­rien in­ter­vient après la vi­site, tout aus­si in­édite pour un pré­sident des États­Unis en exer­cice, de Ba­rack Oba­ma à Hi­ro­shi­ma, à la fin du mois de mai. En août 1945, les bombes qui anéan­tirent Hi­ro­shi­ma et, trois jours plus tard, Na­ga­sa­ki avait fait près de 210.000 morts et amor­cé la fin du conflit mon­dial. Le Pre­mier mi­nistre ja­po­nais avait sa­lué, lors de la vi­site d’Oba­ma, « un nou­veau cha­pitre de l’his­toire de la ré­con­ci­lia­tion entre le Ja­pon et les États­Unis ».

Le 44e pré­sident amé­ri­cain avait dé­li­vré en la cir­cons­tance un mes­sage en fa­veur d’un « monde sans armes nu­cléaires ». Mais il n’était pas ques­tion ce­pen­dant de se rendre à Hi­ro­shi­ma pour por­ter un ju­ge­ment sur la dé­ci­sion prise en 1945 par son pré­dé­ces­seur Har­ry Tru­man. En­core moins pour pré­sen­ter des ex­cuses au nom de l’Amé­rique. Rien n’in­dique que, dans quelques se­maines à Pearl Har­bor, Shin­zo Abe ait l’in­ten­tion d’en pré­sen­ter de son cô­té… ■

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