Chan­ce­lière des re­trai­tés

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités - Alexandre Mo­rel

Un qua­trième man­dat pour quoi faire ? Au mo­ment où, de Ba­rak Oba­ma à James Ca­me­ron et de Fran­çois Hol­lande à Mat­teo Ren­zi, la plu­part des di­ri­geants oc­ci­den­taux passent la main, An­ge­la Mer­kel se pré­sente comme le der­nier pôle de sta­bi­li­té dans un monde aus­si cha­hu­té que dan­ge­reux. Une si­tua­tion qui, à elle seule, semble te­nir lieu de pro­gramme à une femme qui, jus­qu’ici, n’au­ra pas plus brillé par son au­dace concep­tuelle que par son sens de la pros­pec­tive. Tou­jours au point d’équi­libre, comme Fran­çois Hol­lande, lente à ré­agir et n’an­ti­ci­pant ja­mais, comme Ba­rak Oba­ma, la chan­ce­lière a gé­ré son ca­pi­tal po­li­tique en mère de fa­mille, in­dif­fé­rente aux res­pon­sa­bi­li­tés nou­velles qui étaient celles de l’Al­le­magne du fait de sa su­pré­ma­tie éco­no­mique. Pas de pro­jet mais des idées ar­rê­tées. Au point de di­vi­ser nord et sud du conti­nent par une ges­tion idéo­lo­gique de la crise grecque. Et d’ac­cen­tuer la frac­ture est-ouest de l’Union eu­ro­péenne par l’ap­pel d’air sus­ci­té uni­la­té­ra­le­ment lors de la crise des ré­fu­giés. D’Ade­nauer à Kohl, tous les chan­ce­liers ont as­su­mé un en­ga­ge­ment eu­ro­péen fort. Pas Mer­kel, in­dif­fé­rente à ce qui ne re­lève pas du sort des pen­sion­nés al­le­mands. dif­fi­cul­té, se­lon l’éva­lua­tion. Quant aux jeunes is­sus de l’im­mi­gra­tion, leur score est in­fé­rieur de 62 points à ce­lui des autres élèves (contre 43 points en moyenne dans l’OCDE).

A cô­té de ce­la, l’école fran­çaise est ca­pable de fa­bri­quer une élite, pio­chée par­mi la classe des pri­vi­lé­giés. C’est l’un des gros points faibles de notre sys­tème sco­laire, une fois en­core poin­té du doigt, mais culti­vé.

Comment font les autres ?

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