La der­nière clou­te­rie reste à la pointe

La Montagne (Vichy) - - Jeux -

« Ici on tra­vaille dans le gras, dans l’huile, dans le froid » : dans l’Oise, l’en­tre­prise Ri­vierre, der­nière clou­te­rie de France, semble fi­gée dans la ré­vo­lu­tion in­dus­trielle du 19e siècle. Mais elle ré­siste au temps, en mi­sant sur le haut de gamme. Le coeur de l’en­tre­prise bat au fond d’un vieux bâ­ti­ment de briques rouges, dans une zone in­dus­trielle de Creil, au rythme fré­né­tique des per­cus­sions des ma­chines frap­pant la tête des clous, fa­bri­qués en conti­nu à par­tir de fils d’acier éti­rés. Une tech­nique in­ven­tée par le fon­da­teur de l’usine en 1888, Théo­dore Ri­vierre. Les 325 ma­chines de la salle, toutes construites entre 1895 et 1925, forment un im­mense or­chestre de fonte et d’acier, au mi­lieu du­quel se dé­placent quelques « cols bleus » veillant sur ces vé­né­rables ins­tru­ments. La qua­li­té, et sur­tout la spé­ci­fi­ci­té des 2.800 types de clous Ri­vierre fa­bri­qués font qu’ils sont au­jourd’hui re­cher­chées et ex­por­tés dans le monde en­tier. L’usine pro­duit des cen­taines de mil­lions de clous par an. ■

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