Crise de no­vembre en dé­cembre ?

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

Dans un club où les di­ri­geants ne sont pas ré­pu­tés pour leur pa­tience, Unai Eme­ry se re­trouve en pre­mière ligne dans une se­maine de tous les dan­gers, avant de re­ce­voir le lea­der Nice di­manche.

Eme­ry fra­gi­li­sé ? Car­lo An­ce­lot­ti en avait connu l’amère ex­pé­rience après une dé­faite à Reims en 2013 : la confiance des di­ri­geants qa­ta­ris peut se perdre fa­ci­le­ment, et ce qu’im­porte le prestige du CV. En se­ra­t­il de même avec Eme­ry ?

« J’ai très confiance en mes joueurs et en mon coach. On va conti­nuer à tra­vailler. Tout le monde a be­soin de tra­vailler plus pour le match de Nice », a as­su­ré le pré­sident pa­ri­sien Nas­ser Al­Khe­laï­fi, après la ren­contre.

Un mes­sage à double en­trée : mal­gré les deux der­nières contre­per­for­mances, Eme­ry conserve un cré­dit en­tre­te­nu par une in­té­res­sante sé­rie de cinq vic­toires de rang en L1 après un dé­but de sai­son la­bo­rieux. Mais son « tra­vail » doit s’in­ten­si­fier et vite por­ter ses fruits.

Il va fal­loir com­men­cer par sta­bi­li­ser un dis­po­si­tif tac­tique qui os­cille en­core CA­PI­TAINE. Thia­go Sil­va semble im­plo­rer les cieux. Ce­la suf­fi­rat-il pour re­mettre le PSG sur la bonne voie ?

entre le 4­3­3 et le 4­2­3­1, et faire confiance au même onze pour re­trou­ver des au­to­ma­tismes, ce qui a man­qué mar­di contre le mo­deste club bul­gare.

Car à l’image des cas Ha­tem Ben Ar­fa et An­gel Di Ma­ria, la ges­tion des joueurs in­ter­roge. L’an­cien Ni­çois, qui sem­blait sur la bonne voie après avoir été pla­car­di­sé en dé­but de sai­son, est per­du entre ti­

tu­la­ri­sa­tion et pas­sage sur le banc. L’ai­lier ar­gen­tin, au­teur certes de l’éga­li­sa­tion en fin de match (90e+2) contre Lu­do­go­rets, est lui ti­tu­laire à presque tous les matchs alors que son ren­de­ment est très, très loin de ses stan­dards ha­bi­tuels.

Faillites et manque de banc. « Avant Mont­pel­lier, nous étions une équipe qui ne pre­nait pas de buts fa­ciles. Mar­di, ce sont de pe­tites er­reurs qui sont de­ve­nues de grandes er­reurs », a consta­té Eme­ry, im­puis­sant.

S’il n’a pas vou­lu ac­ca­bler un joueur en par­ti­cu­lier, il est dif­fi­cile de ne pas poin­ter la res­pon­sa­bi­li­té de la char­nière Thia­go Sil­va/Mar­quin­hos.

Dé­jà à la peine contre Mont­pel­lier dans les duels, Thia­go Sil­va a fait preuve d’un mar­quage très laxiste sur l’ou­ver­ture du score de Mi­sid­jan. Son com­père Mar­quin­hos est lui res­pon­sable sur le 2e but.

En at­taque, l’ef­fi­ca­ci­té fait dé­faut. Pa­ris a ten­té 24 tirs face à Lu­do­go­rets, pour seule­ment quatre ca­drés.

Si Ca­va­ni, au­teur de 20 buts en 20 matchs (14 en L1 et 6 en C1) toutes com­pé­ti­tions confon­dues, marche sur l’eau à l’image de son re­tour­né acro­ba­tique vic­to­rieux, der­rière lui c’est le dé­sert. Le tech­ni­cien basque a par exemple pré­fé­ré chan­ger ses la­té­raux, Max­well par Kur­za­wa et Meu­nier par Au­rier en fin de match, plu­tôt que de faire en­trer le jeune at­ta­quant Au­gus­tin (19 ans). Banc in­suf­fi­sant : la faute aux re­cru­teurs cette fois. ■

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