Que­sa­da a « tout fait pour res­ter »

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

Le di­rec­teur spor­tif du Stade Fran­çais Gon­za­lo Que­sa­da quitte le Stade Fran­çais « un peu par dé­faut », a-t-il ad­mis jeu­di, deux jours après l’an­nonce de son dé­part du club pa­ri­sien qu’il a me­né au titre de cham­pion de France en 2015.

Pour­quoi avez-vous dé­ci­dé de quit­ter le Stade Fran­çais ?

Il y a une dé­ci­sion com­mune de ne pas ac­ti­ver une an­née sup­plé­men­taire. Per­son­nel­le­ment, je sen­tais que c’était la meilleure dé­ci­sion pour moi et pour le club. J’ai beau­coup échan­gé avec Thomas (Sa­vare, le pré­sident du club), son père (Jean­Pierre) aus­si. On s’est aper­çu que ma vi­sion du club n’était pas com­plè­te­ment ali­gnée. J’aime beau­coup le club. J’ai tout fait pour es­sayer de res­ter. Je sen­tais qu’on n’était pas com­plè­te­ment en phase. ■ Aviez-vous pour l’ave­nir une vi­sion du club plus am­bi­tieuse que celle de la di­rec­tion ? Je ne sais pas. Plus on creu­sait, plus on voyait qu’on n’était pas com­plè­te­ment ali­gnés. […] Au­de­là de ce qu’on peut en­tendre, il y a un plan, il y a un vrai pro­jet, il y a un ave­nir. Les

joueurs sont de plus en plus ras­su­rés. Le pré­sident va cer­tai­ne­ment vous ras­su­rer dans l’ave­nir. Vous al­lez com­prendre qu’il y a un vrai plan pour la suite. Sans moi, mais il y a un plan. ■ Quand avez-vous pris votre dé­ci­sion ? J’avoue que je suis al­lé au maxi­mum d’où je pou­vais al­ler pour res­ter. Jus­qu’au der­nier mo­ment. Ces der­nières se­maines, plus on échan­

geait, plus les choses de­ve­naient claires. ■ Les dé­parts de cer­tains cadres (Sli­ma­ni, Bon­ne­val, La­ka­fia, Dou­may­rou) vont on­tils dé­mo­ti­vé ? Non, c’est un en­semble de choses. N’es­sayez pas de me faire cri­ti­quer la ges­tion de mon pré­sident, parce que j’ai beau­coup de res­pect et de gra­ti­tude pour Thomas et Jean­Pierre Sa­vare, pour tout ce qu’ils font pour le club. Je sais que c’est une ges­tion très dif­fi­cile. ■ En­vi­sa­gez-vous de faire une pause ? Pas un gros break, mais ce se­rait une op­tion. J’ai plein de pro­jets pa­ral­lèles au rug­by sur les­quels je bosse aus­si avec le peu de temps libre, sur moi, sur les for­ma­tions, sur le tra­vail de dy­na­mique de groupe, de ma­na­ge­ment, qui ne sont pas for­cé­ment rug­by, avec des or­ga­ni­sa­tions d’un très haut ni­veau dans ces do­maines­là. Je n’écarte au­cune pos­si­bi­li­té. ■ L’an­nonce de votre dé­part a-t-elle af­fec­té votre ef­fec­tif ? Non, ça n’a rien chan­gé. C’est une vague de po­si­ti­visme en­core plus grande puis­qu’ils se sont en­fin dé­bar­ras­sés de moi (sou­rire). On a vé­cu de très belles choses, des choses plus dif­fi­ciles. On a un ave­nir pour le club. Il y au­ra une grande tran­si­tion à la fin de la sai­son. On veut tous vivre les mo­ments les plus forts pos­sibles d’ici­là. ■

« J’ai plein de pro­jets pa­ral­lèles au rug­by »

QUE­SA­DA. « Je sen­tais qu’on n’était pas com­plè­te­ment en phase », a confié le tech­ni­cien du Stade Fran­çais.

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