Culpa­bi­li­té par­ta­gée entre États et construc­teurs

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités - AFP

La Com­mis­sion eu­ro­péenne a ou­vert la voie à de pre­mières me­sures de sanc­tions contre plu­sieurs États membres pour ne pas avoir rem­pli leurs obli­ga­tions face au scan­dale des mo­teurs tru­qués de Volks­wa­gen.

L’exé­cu­tif eu­ro­péen, qui ne peut s’en prendre di­rec­te­ment aux construc­teurs au­to­mo­biles, a donc dé­ci­dé de mettre la pres­sion sur les au­to­ri­tés na­tio­nales.

« Il in­combe avant tout aux construc­teurs de voi­tures de res­pec­ter la loi. Mais les au­to­ri­tés na­tio­nales, dans toute l’UE, doivent s’as­su­rer que les construc­teurs res­pectent ef­fec­ti­ve­ment la loi », a ex­pli­qué la com­mis­saire eu­ro­péenne à l’In­dus­trie, Elz­bie­ta Bien­kows­ka.

La Com­mis­sion re­proche à l’Al­le­magne, au Royaume­Uni, au Luxem­bourg et à l’Es­pagne, quatre pays dont les au­to­ri­tés na­tio­nales ont ac­cor­dé des cer­ti­fi­cats d’ho­mo­lo­ga­tion à des vé­hi­cules frau­deurs du groupe Volks­wa­gen, de ne pas avoir ap­pli­qué de sanc­tions au construc­teur al­le­mand pour avoir uti­li­sé des dis­po­si­tifs illé­gaux.

France : à la marge

En outre, Bruxelles es­time que l’Al­le­magne et le Royaume­Uni – deux pays où l’in­dus­trie au­to­mo­bile pèse lourd – « ont vio­lé la loi en re­fu­sant de di­vul­guer, mal­gré les de­mandes de la per et ça forme la jeu­nesse ! La réa­li­té est plus contras­tée. Dans cer­tains cas, ce sont les études qui trinquent. Un comble. L’en­quête nous ap­prend aus­si que, quel que soit le type d’ac­ti­vi­té ré­mu­né­rée, elle est une source de stress et de ten­sion ner­veuse pour 34 % des étu­diants.

Car, oui, les étu­diants sont stres­sés ! Fa­tigue voire épui­se­ment, mal­être, an­goisse, in­som­nie, so­li­tude et même dé­prime… Des symp­tômes qui étaient dé­jà bien an­crés en 2013 mais qui n’ont fait que s’am­pli­fier en trois ans. De ma­nière gé­né­rale, on ob­serve une aug­men­ta­tion de l’en­semble de ces symp­tômes de l’ordre de 6 points en moyenne. Et ce­la est net­te­ment plus mar­qué chez les femmes : 69 % des étu­diantes se dé­clarent stres­sées et 67 % se disent épui­sées, contre res­pec­ti­ve­ment 49 et 53 % des étu­diants. On vous voit ve­nir, le jeu­di soir n’y est pas for­cé­ment pour grand­chose. Peur de l’échec, er­reurs d’orien­ta­tion, concur­rence et in­cer­ti­tude quant à l’ave­nir sont au­tant de rai­sons d’an­gois­ser.

À part ça, cô­té san­té, ça va. Seule­ment 10 % des son­dés se dé­clarent in­sa­tis­faits de leur état de san­té. La voi­là, E. BIEN­KOWS­KA. Les États au pied du mur.

Com­mis­sion, toutes les in­for­ma­tions tech­niques re­cueillies dans le cadre de leurs en­quêtes na­tio­nales concer­nant d’éven­tuelles ir­ré­gu­la­ri­tés liées aux émis­sions d’oxyde d’azote (NOx) dans les vé­hi­cules du groupe Volks­wa­gen et d’autres construc­teurs au­to­mo­biles sur leur ter­ri­toire ».

La Ré­pu­blique tchèque, la Li­tua­nie et la Grèce sont quant à elles mises en cause pour ne pas avoir in­tro­duit de sys­tèmes de pé­na­li­tés pour ce type d’ir­ré­gu­la­ri­tés dans leurs lé­gis­la­tions na­tio­nales.

Outre l’Al­le­magne et le Royaume­Uni, des en­quêtes na­tio­nales sur les émis­sions de gaz pol­luants de vé­hi­cules die­sel, qui se sont ré­vé­lées jus­qu’à 4 ou 5 fois su­pé­rieures sur route par rap­port aux tests en la­bo­ra­toires, ont été lan­cées en France et en Ita­lie. ■ la bonne nou­velle ! Pas si vite… Quelques lignes plus tard, l’étude nous ré­vèle que près d’un tiers des étu­diants pré­fèrent re­non­cer à voir un mé­de­cin, faute de moyens. Et at­tendre que ça passe.

Moins de soins, car moins d’ar­gent. Le bud­get, dé­jà ser­ré, est plom­bé par le loyer. Si les dé­penses pour se lo­ger ont peu évo­lué entre 2013 et 2016 (pas­sant de 426 à 430 eu­ros), la hausse a été par­ti­cu­liè­re­ment forte à Paris (+ 40 eu­ros en trois ans) et en pe­tite cou­ronne (+ 61 eu­ros)… À ce prix­là, notre étu­diant au­rait pu al­ler deux ou trois fois chez le mé­de­cin. D’au­tant que l’aide ac­cor­dée par la fa­mille, prin­ci­pale res­source des étu­diants en 2013, ne cesse de bais­ser. C’est main­te­nant les pe­tits jobs qui four­nissent les re­ve­nus les plus im­por­tants. Avec les consé­quences que l’on connaît.

Dans tout ça, y a-t-il des bonnes nou­velles ? Une, prin­ci­pa­le­ment. Se­lon l’étude de l’Ob­ser­va­toire, tout ce­la n’em­pêche pas l’étu­diant fran­çais moyen d’être, à 60 %, glo­ba­le­ment « sa­tis­fait » voire « très sa­tis­fait » de ses études… C’est sen­si­ble­ment la même chose qu’en 2013. Ils étaient alors 61 %. ■

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