Peillon de­vrait confir­mer de­main

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités -

L’ex-mi­nistre de l’Education Vincent Peillon se­ra l’in­vi­té du 20 Heures de France 2 de­main. Il de­vrait an­non­cer sa can­di­da­ture à la pri­maire ini­tiée par le PS.

Plu­sieurs dé­pu­tés proches de Vincent Peillon ont confir­mé, mer­cre­di, son sou­hait de se lan­cer dans la course, après deux ans d’une qua­si re­ traite po­li­tique. Les dé­pu­tés Eduar­do Ri­han Cy­pel et Pa­trick Men­nuc­ci, le sé­na­teur Da­vid As­sou­line – tous iden­ti­fiés his­to­ri­que­ment comme des « peillo­nistes » – lui ont dé­jà ap­por­té leur sou­tien, tout comme le dé­pu­té Pa­trick Bloche. Le dé­pu­té Sé­bas­tien De­na­ja, fi­dèle par­mi les fi­dèles de Fran­çois Il suf­fit de pas grand-chose… pour en­flam­mer le dé­bat pu­blic avec la laï­ci­té, à l’heure où des re­li­gions, comme l’is­lam ou le ca­tho­li­cisme, se ré­af­firment. Ces der­niers mois en ont fait la dé­mons­tra­tion ré­pé­tée, obs­ti­née, exa­cer­bée, ob­ses­sion­nelle même. Mais à cô­té des grands dis­cours, des nobles ba­var­dages et brillantes dis­ser­ta­tions, il y a la vie de tous les jours, le quo­ti­dien, le concret. Et des gens qui se de­mandent ce qu’il faut ac­cep­ter ou non der­rière les portes d’une en­tre­prise, d’un hô­pi­tal, d’une pis­cine, d’un gym­nase… C’est à eux que s’adres­sait, hier, la mi­nistre de la Fonc­tion pu­blique, An­nick Gi­rar­din, en pré­sen­tant quelques me­sures des­ti­nées à ai­der les agents du ser­vice pu­blic (le pri­vé a eu son guide en no­vembre) tou­chés, pour « cer­tains » d’entre eux, par des « an­goisses » et un « sen­ti­ment d’aban­don ».

Elle a li­vré quelques exemples à l’ap­pui : « A la pis­cine, la de­mande d’un cou­loir spé­ci­fique pour une femme ; à l’hô­pi­tal qu’un en­fant garde la kip­pa alors qu’il va ren­trer en salle chi­rur­gi­cale […] un agent pu­blic qui vient tra­vailler avec deux énormes boucles d’oreilles en forme de croix ». Ou le Hol­lande, de­vrait suivre, une fois la can­di­da­ture de Vincent Peillon of­fi­cia­li­sée. L’en­tou­rage d’Anne Hi­dal­go a as­su­ré que la maire de Pa­ris, sans avoir sus­ci­té cette can­di­da­ture, la re­gar­dait « d’un bon oeil ».

Aux yeux de ses sou­tiens, cette can­di­da­ture pré­sente l’avan­tage d’être au « point d’équi­libre » de la gauche. Se­lon plu­sieurs élus so­cia­listes, la can­di­da­ture de Vincent Peillon au­rait été en­cou­ra­gée par « des proches de Sté­phane Le Foll », lui aus­si un fi­dèle du chef de l’État. D’autres y voient la main du com­mis­saire eu­ro­péen Pierre Mos­co­vi­ci, ou en­core de Mar­tine Au­bry. ■

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