Sus­pec­tés d’aide lo­gis­tique

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités - ARCHIVES AFP

Onze hommes ont été in­ter­pel­lés – dix à Nice, hier, un autre à Nantes, ven­dre­di – dans le cadre de l’en­quête sur l’attentat com­mis à Nice, le 14 juillet. Ils sont soup­çon­nés d’avoir ai­dé l’au­teur de l’at­taque à se pro­cu­rer des armes.

Dix in­ter­pel­la­tions ont été ef­fec­tuées, hier, par la Di­rec­tion cen­trale de la police ju­di­ciaire dans plu­sieurs quar­tiers de Nice, sur com­mis­sion ro­ga­toire du juge d’ins­truc­tion pa­ri­sien en charge de l’en­quête an­ti­ter­ro­riste ; une on­zième ar­res­ta­tion avait eu lieu, ven­dre­di, à Nantes.

Pis­to­let

Âgés de 23 à 37 ans, dont cinq sont nés en Al­ba­nie, les sus­pects in­ter­pel­lés font par­tie de l’en­tou­rage d’un couple d’Al­ba­nais, dé­jà mis en exa­men, en juillet, pour avoir ven­du un pis­to­let à l’au­teur de l’attentat ou de ce­lui d’un Fran­co­Tu­ni­sien de 21 ans, lui aus­si mis en exa­men et qui a re­con­nu avoir ser­vi d’in­ter­mé­diaire lors de cette vente.

Tous sont soup­çon­nés d’avoir pu four­nir une aide lo­gis­tique au Tu­ni­sien PRO­ME­NADE DES AN­GLAIS. L’attentat du 14 juillet a fait 86 morts de 19 na­tio­na­li­tés et plus de 400 bles­sés.

Mo­ha­med La­houaiej Bouh­lel, qui avait ti­ré sur des po­li­ciers avec son pis­to­let avant d’être abat­tu.

L’attentat com­mis sur la Pro­me­nade des An­glais a fait 86 morts de 19 na­tio­na­li­tés et plus de 400 bles­sés, fau­chés par le poids lourd conduit par le tueur.

Une in­tense po­lé­mique op­po­sant les au­to­ri­tés lo­cales, Ch­ris­tian Es­tro­si en tête, au mi­nis­tère de l’In­té­rieur d’alors, Ber­nard Ca­ze­neuve, avait sui­vi l’at­taque, au­tour des me­sures

de sé­cu­ri­té dé­ployées pen­dant les fes­ti­vi­tés du 14 juillet.

« Ce sont des gens qui étaient en re­la­tion avec ceux ar­rê­tés, en juillet, dans le cadre de la four­ni­ture des armes pour l’au­teur de l’attentat. On es­saye de ti­rer tous les fils de l’en­quête. Le Nan­tais ha­bi­tait Nice au­pa­ra­vant », a pré­ci­sé la source proche du dos­sier.

« Ils n’ont pas for­cé­ment eu connais­sance de l’attentat, mais ils font par­tie du mi­lieu dé­lic­tuel de droit com­mun, no­tam­ment des fi­lières d’ap­pro­vi­sion­ne­ment en armes. On es­saie de re­mon­ter les ré­seaux et là, on est un cran au­des­sus », a ajou­té de même source.

La garde à vue peut du­rer quatre jours, comme le pré­voit la lé­gis­la­tion an­ti­ter­ro­riste. Cer­tains pour­raient être pré­sen­tés au juge d’ins­truc­tion pa­ri­sien pour as­so­cia­tion de mal­fai­teurs, in­frac­tion à la lé­gis­la­tion sur le port d’armes et éven­tuel­le­ment sur les stu­pé­fiants.

« Je sa­lue le tra­vail des en­quê­teurs après ces in­ter­pel­la­tions qui dé­montrent un peu plus que l’au­teur n’au­rait pas agi seul et au­rait pré­mé­di­té » l’attentat, a ré­agi Ch­ris­tian Es­tro­si, pre­mier ad­joint au maire LR de Nice et pré­sident de la ré­gion Pa­ca. ■

➔ En­quête. Au to­tal, six per­sonnes ont jus­qu’à pré­sent été mises en exa­men et écrouées dans l’en­quête sur l’attentat com­mis par Mo­ha­med La­houaiej Bouh­lel. À ce stade, leurs au­di­tions ré­vèlent de nom­breuses contra­dic­tions, mais au­cun élé­ment de l’en­quête ne dé­montre avec cer­ti­tude que ces per­sonnes – cinq hommes et une femme in­con­nus des ser­vices an­ti­ter­ro­ristes – avaient connais­sance de son pro­jet.

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