La confiance à Ca­ze­neuve

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités - AFP

Le Pre­mier mi­nistre a re­dit vou­loir faire de chaque jour me­nant au pre­mier tour de la présidentielle, un jour utile pour la France.

Ber­nard Ca­ze­neuve a ob­te­nu hier une large confiance de l’As­sem­blée, s’en­ga­geant dans son dis­cours de po­li­tique gé­né­rale de­vant les dé­pu­tés à faire que chaque jour­née de son court bail à Ma­ti­gnon soit « utile » pour « pré­pa­rer l’ave­nir ».

La dé­cla­ra­tion du nou­veau Pre­mier mi­nistre a été ap­prou­vée par 305 voix contre 239 et dix abs­ten­tions, da­van­tage que pour le se­cond gou­ver­ne­ment de Ma­nuel Valls en sep­tembre 2014 (269 voix pour, 244 contre, 53 abs­ten­tions) et proche de celle du pre­mier.

Une se­maine après la pas­sa­tion de pou­voirs avec l’ex­lo­ca­taire de Ma­ti­gnon lan­cé dans la course à la pri­maire de la gauche, Ber­nard Ca­ze­neuve a af­fi­ché l’« en­ga­ge­ment » de confor­ter « notre pacte ré­pu­bli­cain » et pla­cer au coeur de son ac­tion « la no­tion de res­pect ».

Il a exal­té le « cou­rage » et le « sang­froid » du pays face au terrorisme, et une « so­cié­té vi­vante et so­li­ FER­VEUR. « Le pays a be­soin de ré­pu­bli­cains de droite et de gauche qui se res­pectent. »

daire », « très dif­fé­rente du por­trait désa­bu­sé qu’en font les po­lé­mistes et les pro­phètes du dé­clin ».

Il a dé­fen­du le bi­lan du quin­quen­nat « à confor­ter jus­qu’à la der­nière mi­nute ». Se pla­çant dans les pas des « ré­formes en­ga­gées par les gou­ver­ne­ments » Ay­rault et Valls, il a ap­pe­lé la ma­jo­ri­té à être « fière de ce qui a été fait », et cla­mé que la lutte contre le chô­mage reste­

rait « évi­dem­ment la prio­ri­té de ce gou­ver­ne­ment ».

De la po­li­tique so­ciale à la crise mi­gra­toire, le Pre­mier mi­nistre a at­ta­qué les op­tions de la droite en pré­sence de son can­di­dat pour 2017 Fran­çois Fillon, aper­çu à un mo­ment de son in­ter­ven­tion en train de dé­di­ca­cer l’un de ses ou­vrages. « On peut ré­for­mer sans abî­mer, on peut mo­der­ni­ser sans dé­truire », a ta­clé l’ex­mi­nistre de l’In­té­rieur.

Tran­chant avec leur abs­ten­tion pour le se­cond vote de confiance au gou­ver­ne­ment Valls en 2014, les so­cia­listes « fron­deurs » ont mar­qué un « vote d’ap­pro­ba­tion » à Ca­ze­neuve, pas d’« ac­cep­ta­tion des choix qui ont di­vi­sé la gauche ». Une seule s’est abs­te­nue, Bar­ba­ra Ro­ma­gnan, comme sept éco­lo­gistes contes­ta­taires.

« Au­cune orai­son »

Si le pa­tron des ra­di­caux de gauche, Ro­ger­Gé­rard Sch­wart­zen­berg, a pa­rié sur la « dé­ter­mi­na­tion » du Pre­mier mi­nistre, Alain Tour­ret (PRG) a re­gret­té qu’il ne fasse pas « plus rê­ver ».

Chef de file Front de gauche, An­dré Chas­saigne a re­je­té la confiance à un Pre­mier mi­nistre « condam­né à as­su­mer le rôle d’exé­cu­teur tes­ta­men­taire » d’un quin­quen­nat au « triste bi­lan ».

Le pa­tron des dé­pu­tés LR, Ch­ris­tian Ja­cob a dres­sé « un ré­qui­si­toire » d’un « quin­quen­nat qui ne mé­rite au­cune orai­son », et pré­dit au Pre­mier mi­nistre « d’em­me­ner les siens à une dé­bâcle qui se­ra plus rude que celle de 1993 ». ■

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