Un ga­rage sur le che­min de l’em­ploi

La Montagne (Vichy) - - La Montagne Se Bat Pour L'Empoi - Ré­mi Pi­ro­nin vi­chy@cen­tre­france.com

À tra­vers son ga­rage so­cial des Sé­chauds à Bellerive, l’as­so­cia­tion Ave­nir per­met à ceux qui n’ont pas de tra­vail de conser­ver une mobilité né­ces­saire pour re­trou­ver le che­min de l’em­ploi.

Créé en 2012, le ga­rage so­cial de Bel­le­ri­ve­sur­Al­lier re­vêt une double cas­quette. Sup­port pour re­don­ner les bases du tra­vail à ceux qui en ont été éloi­gnés pen­dant très long­temps, il est éga­le­ment un moyen pour les chô­meurs de conser­ver une mobilité in­dis­pen­sable pour trou­ver un em­ploi. Grâce à lui, l’as­so­cia­tion Ave­nir ré­pare les voitures confiées ex­clu­si­ve­ment par les bé­né­fi­ciaires des mi­ni­ma so­ciaux en­voyés par les tra­vailleurs so­ciaux avec une pres­crip­tion. « Nos clients ne paient pas la main­d’oeuvre mais

sim­ple­ment le prix des pièces, in­dique Christophe Bré­mond, an­cien pro­fes­sion­nel à son compte en­tré au ga­rage so­cial en tant qu’en­ca­drant tech­nique. On fait ce qu’on juge qu’on peut faire. Il s’agit es­sen­tiel­le­ment de l’en­tre­tien et des ré­pa­ra­tions sur les freins ou l’échappe­

ment pour que la voi­ture puisse rou­ler en toute sé­cu­ri­té. Il n’y a au­cune con­

cur­rence avec les ga­ra­gistes tra­di­tion­nels. Le but est vrai­ment d’ai­der ceux qui n’ont pas de tra­vail, voire même les tra­vailleurs pré­caires, pour qu’ils puissent conti­nuer d’être mo­bile. Une con­di­tion né­ces­saire pour avoir un em­ploi stable et du­rable. »

Dans l’ate­lier, huit per­sonnes en CDD d’in­ser­tion tra­vaillent sur les voitures des clients. « De­puis que je suis ar­ri­vé en mars, nous avons ré­pa­ré entre 300 et 350 vé­hi­cules, pré­cise Christophe Bré­mond. C’est à chaque fois en­vi­ron un quart du prix qu’ils au­raient payé dans un ga­rage tra­di­tion­nel. »

Ha­bi­tant du Ver­net, Fabrice Du­four est à la re­cherche d’un em­ploi et fré­quente l’éta­blis­se­ment de­puis un an.

« Une ini­tia­tive qui nous aide »

« Je n’ai plus d’em­ploi et j’ai trois en­fants à la mai­son. Je ne peux pas me per­mettre d’al­ler dans un ga­rage tra­di­tion­nel. Au­jourd’hui, par exemple, j’ai payé 372 € pour le rem­pla­ce­ment de mon em­brayage alors que ça m’au­rait coû­té trois, voire quatre fois, plus cher chez un ga­ra­giste nor­mal. » Une ini­tia­tive qu’il ai­me­rait bien voir se mul­ti­plier dans le dé­par­te­ment. « Au­jourd’hui, il y en a trois dans l’Al­lier, ce n’est pas beau­coup. C’est une bonne ini­tia­tive qui aide vrai­ment les gens. Il fau­drait qu’il y en ait plus. » ■

350 vé­hi­cules de­puis mars « La mobilité est un en­jeu majeur pour l’em­ploi. » CHRISTOPHE BRÉ­MOND. En­ca­drant tech­nique au ga­rage so­cial de Bellerive-sur-Al­lier.

➔ Adresse. Le ga­rage so­cial est ins­tal­lé au 13, che­min de la Ra­ma, à Bellerive-sur-Al­lier. Té­lé­phone : 04.70.41.36.91.

PHO­TO VIC­TO­RIA PULIDO

ATE­LIER. Dans le ga­rage so­cial, huit per­sonnes sont en contrat à du­rée dé­ter­mi­né d’in­ser­tion (CDDI).

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