Les ul­times re­cours re­je­tés

La Montagne (Vichy) - - France & Monde -

C’était hier la dernière étape de pro­cé­dure avant une dé­ci­sion sur un pro­cès. Les par­ties peuvent en­core for­mer des pour­vois de­vant la Cour de cas­sa­tion.

La cour d’ap­pel de Paris a re­je­té hier les der­niers re­cours des mis en examen dans l’en­quête sur les fausses fac­tures du­rant la cam­pagne présidentielle de 2012 de Ni­co­las Sar­ko­zy, pro­ba­ble­ment l’ul­time étape de pro­cé­dure avant une dé­ci­sion sur un pro­cès.

L’an­cien chef de l’État est di­rec­te­ment me­na­cé par cette af­faire : si les juges d’ins­truc­tion de­vaient suivre les ré­qui­si­tions du par­quet de Paris, ren­dues le 30 août, il se­rait ren­voyé de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel pour le dé­lit de fi­nan­ce­ment illé­gal de cam­pagne électorale.

An­ciens res­pon­sables de la cam­pagne de l’UMP (de­ve­nue Les Ré­pu­bli­cains) ou de la boîte de com­mu­ni­ca­tion Byg­ma­lion, qui or­ga­ni­sait les mee­tings, treize autres per­sonnes sont vi­sées par N. SAR­KO­ZY. Il conteste avoir été in­for­mé d’un risque de dé­pas­se­ment du pla­fond du fi­nan­ce­ment de cam­pagne.

les ré­qui­si­tions du par­quet, qui de­mande leur ren­voi en pro­cès pour faux ou usage, abus de confiance ou re­cel, es­cro­que­rie ou com­pli­ci­té, et com­pli­ci­té de fi­nan­ce­ment illé­gal de cam­pagne.

Pla­fond dé­pas­sé

L’en­quête porte sur un vaste sys­tème de fausses fac­tures at­tri­bué à des res­pon­sables de Byg­ma­lion et de sa fi­liale Event and Cie, de l’UMP et de l’équipe de cam­pagne. Un sys­tème

des­ti­né à ca­cher un dé­pas­se­ment mas­sif du pla­fond de dé­penses au­to­ri­sé par la loi.

L’ex­pré­sident n’est pas pour­sui­vi ju­di­ciai­re­ment pour en avoir eu connais­sance. Mais il est soup­çon­né d’avoir en­ga­gé des dé­penses sup­plé­men­taires, en de­man­dant de nou­veaux mee­tings, alors qu’il avait été in­for­mé d’un risque de dé­pas­se­ment du pla­fond, ce qu’il conteste.

Par­mi les re­cours exa­mi­nés par la chambre de l’ins­truc­tion le 16 no­vembre, fi­gu­rait une de­mande de nul­li­té de sa mise en examen for­mu­lée par l’an­cien di­rec­teur de la cam­pagne, Guillaume Lam­bert. Ses avo­cats dé­non­çaient le ver­se­ment au dos­sier, à la toute fin de l’ins­truc­tion, de mil­liers d’échanges cour­riels ou SMS entre des pro­ta­go­nistes de l’af­faire, aux­quels ils disent ne pas avoir eu ac­cès avant.

Dans ses ré­qui­si­tions, le par­quet gé­né­ral ré­pon­dait no­tam­ment que l’exis­tence des scel­lés, en l’oc­cur­rence un or­di­na­teur et des ta­blettes, était connus des par­ties, des pro­cès­ver­baux d’ex­ploi­ta­tion ayant été réa­li­sés fin 2014 par les en­quê­teurs. La de­mande de nul­li­té a fi­na­le­ment été re­je­tée par la chambre de l’ins­truc­tion de la cour d’ap­pel de Paris.

Par­tie ci­vile dans le dos­sier, le par­ti Les Ré­pu­bli­cains de­man­dait éga­le­ment un com­plé­ment d’ex­per­tise fi­nan­cière sur le coût des mee­tings. De­mande éga­le­ment re­je­tée. ■

PHOTO AFP

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