Mel­ting Trad dans sa ver­sion dé­ve­lop­pe­ment

La Montagne (Vichy) - - Les Mardis De L'Economie - Pa­trice Cam­po

La so­cié­té créée par Sil­via Du­ché à Cler­mont-Fer­rand vient de fê­ter ses dix ans. Avec son ré­seau de 250 tra­duc­teurs, Mel­ting Trad oeuvre tous azi­muts. Et sa fon­da­trice pense à re­cru­ter.

Il y a l’an­glais bien sûr, mais aus­si le ta­moul, l’al­le­mand évi­dem­ment, mais aus­si le lin­ga­la, le pach­tou ou le our­dou.

Au to­tal, cin­quante langues qui in­vitent au voyage. Sil­via Du­ché en a fait son job. Créa­trice de Mel­ting Trad en 2007, elle en parle « 10 % », sou­rit­elle, soit le por­tu­gais, l’ita­lien (les langues de ses pa­rents), l’es­pa­gnol, l’an­glais, « et je pense maî­tri­ser le fran­çais ».

Spé­cia­listes

Elle maî­trise aus­si les clés de la ges­tion d’en­tre­prise, puis­qu’elle reste seule aux com­mandes de cette arche mul­ti­lingue qui pro­pose tra­duc­tions en tout genre et mis­sions pré­cises d’in­ter­pré­ta­riat.

De l’écrit et de l’oral, donc, as­su­ré par un ré­seau tis­sé en France de 250 tra­duc­teurs. « La plu­part sont di­plô­més d’écoles de tra­duc­tion, en free­

lance sous contrats fran­çais et as­ser­men­tés. Je les re­crute par sec­teurs et com­pé­tences », pré­cise Sil­via Du­ché.

Pour les langues rares, ce sont des spé­cia­listes pas tou­jours fa­ciles à dé­ni­cher. Mais la tête pen­sante de Mel­ting Trad aime re­le­ver les dé­fis : « Des jeunes m’ont de­man­dé ré­cem­ment de tra­duire leur car­

net de voyage en ta­ma­zigt, un pa­tois ber­bère, pour re­mer­cier leurs hôtes. Deux se­maines plus tard, j’avais trou­vé. C’est tou­jours ex­tra­or­di­naire de par­ti­ci­per à ces mo­ments de vie ». Des mo­ments plus dif­fi­ciles, par­fois, comme lors­qu’il s’agit de tra­duire ou de ser­vir d’in­ter­prète à des demandeurs d’asile « qui confient leur

vie ». Et des mo­ments dé­ter­mi­nants. No­tam­ment pour les en­tre­prises qui veulent ex­por­ter.

« J’ai com­men­cé par les par­ti­cu­liers et les or­ga­nismes so­ciaux. Mais au bout de deux ans, j’ai ac­cep­té les de­mandes des en­tre­prises. Cer­taines font même ap­pelle à nous avant de s’im­plan­ter. À mon ni­veau, je par­ti­cipe à l’at­trac­ti­vi­té de l’Au­vergne. »

De 50.000 € de chiffre d’af­faires la pre­mière an­née, Mel­ting Trad en est à 225.000 € au­jourd’hui. La so­cié­té a dé­ve­lop­pé un nou­vel ou­til de ges­tion in­terne qui fa­ci­lite aus­si l’échange de do­cu­ments pour les clients.

Tra­duc­tions à l’écrit comme à l’oral

Ce qui va fa­vo­ri­ser éga­le­ment un nou­veau dé­ve­lop­pe­ment que Sil­via Du­ché a fixé pour ob­jec­tif en 2017. « J’ai la vo­lon­té de pro­gres­ser et de re­cru­ter une as­sis­tante po­ly­va­lente, et bien sûr po­ly­glotte, pour consa­crer plus de temps à cer­tains clients et à la concré­ti­sa­tion de nou­veaux contrats. »

Chef d’en­tre­prise avant tout et mère de fa­mille at­ten­tive, Sil­via Du­ché veut tra­duire ses am­bi­tions pour que son “troi­sième” en­fant vive une deuxième dé­cen­nie au moins aus­si in­tense que la pre­mière. ■

PHO­TO FRAN­CIS CAMPAGNONI

FON­DA­TRICE. Forte en thème, Sil­via Du­ché parle le fran­çais et quatre autres langues eu­ro­péennes. Sa pe­tite en­tre­prise couvre presque le globe. Elle peut pro­po­ser des tra­duc­tions ou in­ter­pré­ta­riats en cin­quante langues.

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