Where is Brian ? He is in the ho­tel !

COM­PÉ­TENCE ■ Des mises en si­tua­tion pour ap­prendre un an­glais utile à son sec­teur pro­fes­sion­nel

La Montagne (Vichy) - - La Montagne se bat pour l'emploi - Sté­pha­nie Mé­na ste­pha­nie.me­na@cen­tre­france.com

Pôle Em­ploi Mou­lins a or­ga­ni­sé pour la pre­mière fois une for­ma­tion à l’an­glais ap­pli­qué aux mé­tiers de l’hô­tel­le­rie, soit un mois de mise en si­tua­tion.

Un bon ni­veau en an­glais est un atout dans un CV. Mais nul be­soin de sa­voir lire Sha­kes­peare pour dé­cro­cher un job, il faut mi­ser sur de l’an­glais ap­pli­qué.

« Les hô­tels ont du mal à re­cru­ter des sa­la­riés an­glo­phones. Dans le cur­sus sco­laire, les cours de langue res­tent trop lit­té­raires », fait va­loir Willy Si­no­quet, gé­rant d’un B & B.

Sa­voir com­mu­ni­quer en an­glais

C’est en lien avec le syn­di­cat des hô­te­liers de Mou­lins que l’agence Pôle em­ploi de l’ar­ron­dis­se­ment a créé cette for­ma­tion, que douze per­sonnes ont pu suivre, en par­te­na­

riat avec la Mis­sion lo­cale.

L’agence Call Me Sam a été char­gée d’éla­bo­rer cette for­ma­tion sur­me­sure pour le sec­teur de l’hô­tel­le­rie : « Pen­dant un mois, sept heures par jour, nous avons tra­vaillé sur des mises en si­tua­tion. Il fal­lait

ap­prendre à par­ler de l’hô­tel et de ses ser­vices en an­glais, sa­voir don­ner des ho­raires, don­ner des di­rec­tions, sa­voir par­ler de la ville de Mou­lins, ce qu’il y a à voir, à faire, où on peut man­ger… », ex­plique la for­ma­trice Isa­belle

Alexan­der. « Il faut aus­si sa­voir par­ler de pro­blème ré­cur­rent : la cli­ma­ti­sa­tion, le chauf­fage, les draps, les odeurs, quelque chose de cas­ser… »

Il s’agit da­van­tage de sa­voir com­mu­ni­quer en an­glais que de par­ler an­glais.

Tant pis si la gram­maire ou la conju­gai­son sont mau­vaises, l’im­por­tant est de com­prendre et de se faire com­prendre.

Grâce au plan du gou­ver­ne­ment “500.000 for­ma­tions” pré­vu en 2016, Pôle Em­ploi Mou­lins a créé plu­sieurs for­ma­tions in­no­vantes, comme celle de l’an­glais ap­pli­qué à l’hô­tel­le­rie. Il y en a plu­sieurs autres.

« Des­ti­na­tion em­ploi » a per­mis à des chô­meurs de longue du­rée de prendre con­tact avec di­vers em­ployeurs lors de pé­riodes d’im­mer­sion, le sui­vi du­rant six mois.

« En route vers l’en­tre­prise » a in­té­gré l’ob­ten­tion du code de la route et du per­mis et du­rait aus­si six mois.

« Être soi », dont la qua­trième ses­sion est en­core en cours, est su­per­vi­sé par une co­mé­dienne et dure deux mois.

« Un pro­jet Un em­ploi » a per­mis de tra­vailler les en­tre­tiens d’em­bauche via l’art de l’im­pro­vi­sa­tion théâ­trale.

Qui sait si les fi­nan­ce­ments se­ront les mêmes en 2017 ?

En tout cas l’hô­tel­le­rie n’est pas le seul sec­teur concer­né par les la­cunes en an­glais : la vente ou en­core le sec­teur mé­di­cal ont à faire avec les tou­ristes et les ré­si­dents se­con­daires. ■

PHO­TO PHI­LIPPE BI­GARD

ÉQUIPE. Les per­sonnes cher­chant un em­ploi dans l’hô­tel­le­rie ont été for­mées du­rant un mois, sept heures par jour, à par­ler un an­glais utile dans leur sec­teur, par le biais de mise en si­tua­tion.

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