La JAVCM ne tient pas le choc sur la lon­gueur

La Montagne (Vichy) - - La Une - À Lille, Jean-Phi­lippe Béal

La sixième dé­faite concé­dée en cham­pion­nat par la JAVCM à Lille, où elle sé­journe avant de prendre la route de Saint-Quen­tin, cet après­mi­di, a rap­pe­lé de ré­cents et dou­lou­reux sou­ve­nirs…

Au moins, Sté­phane Dao au­ra ap­pré­cié une chose dans la dé­faite (la deuxième de suite) de mar­di soir : l’ar­bi­trage. Il en fai­sait en­core état, hier mi­di, à l’hô­tel lillois où logent les troupes au­ver­gnates en at­ten­dant de se rendre à SaintQuen­tin pour af­fron­ter, de­main (20 heures), un SQBB tout aus­si re­van­chard qu’avaient pu l’être de toniques Lillois.

La veille, il avait dé­jà sou­li­gné : « Je suis sin­cère : on a eu un très bon ar­bi­trage, des deux cô­tés. Sur­tout, ils ont lais­sé jouer, et no­tam­ment s’ex­pri­mer le po­ten­tiel phy­sique des joueurs… Du coup, on ne peut même pas se ca­cher der­rière ce contexte­là. Non, on perd par notre fai­blesse men­tale dans les mo­ments im­por­tants… »

Voi­là, c’est dit. La JAVCM ne pa­raît pas apte, ces

der­niers temps, à te­nir le choc sur la lon­gueur. En réaction, oui. Mais pour le reste… entre en­tames ra­tées des pre­mier et troi­sième quarts­temps (dé­jà vu), re­tour au score mais vain (dé­jà vu), il n’y a, hé­las, pas eu vrai­ment de sur­prise, au fi­nal.

Sauf qu’à Lille, l’in­cons­tance a pris des al­lures de mon­tagnes russes. Entre le 25­6 in­fli­gé au 2e quart­

temps au LMB que Ne­no As­ce­ric, le coach nor­diste, avait bien du mal à di­gé­rer, puis le 16­0 en­cais­sé au re­tour des ves­tiaires pré­cé­dant un 6­0 la met­tant aux portes de l’ex­ploit… avant une der­nière mi­nute ra­tée : « Je n’ai pas de maître à bord. Il manque peut­être un lea­der cô­té mène der­rière Dus­tin (Ware) si ce der­nier n’est pas à 100 %. Car Étienne ( Ory) est en­core jeune. Mais ça n’em­pêche pas qu’à ­4 ( 75­71), au sor­tir d’un temps mort, à 20” de la fin, ce n’est pas pos­sible de ne pas res­pec­ter les consignes ! »

Bref, la JAVCM a fi­ni par dé­railler. Da­vid De­nave, une âme de lea­der, lui, de­puis son poste d’ar­rière, a ce­pen­dant tout fait pour la re­mettre constam­ment dans le droit che­min. Au fi­nal, 27 points à 10 sur 15, 3 passes, 3 re­bonds, 5 fautes pro­vo­quées, 28 d’éval.

Avec, der­rière, une ana­lyse mê­lant vo­lon­té d’en­traî­ner l’équipe vers l’avant mais aus­si froide lu­ci­di­té : « Le po­si­tif, ça reste nos re­tours au score. Quand on prend un 16­0, on peut fi­nir à 30 points. Mais non, nous, on ne lâche pas, on met de l’éner­gie, de l’en­vie aus­si. Ça, c’est plu­tôt bien. Mais se battre pour perdre les matchs, ça ne sert à rien. Lille a pu plus faire tour­ner mais on est pro, on doit être prêt à jouer 40’. Dans notre po­si­tion, on n’a pas le droit de lais­ser fi­ler un match comme ça. Si on avait dis­pu­té la même deuxième mi­temps que la fin de pre­mière… On ne l’a pas fait, on se re­trouve donc à al­ler cher­cher une vic­toire à Saint­Quen­tin. »

Les Au­ver­gnats, qui se sont en­traî­nés, en fin d’après­mi­di à Lille, ga­gne­ront la ci­té axo­naise cet après­mi­di. ■

Du vrai bas­ket de mon­tagnes russes

PHO­TO BEP

DÉ­FAITE. Tac­co­en et les Lillois ont ré­gu­liè­re­ment sé­rieu­se­ment bous­cu­lé Mo­ren­cy, Les­sort, Ware et consorts.

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