Pou­tine se voit en homme fort après son suc­cès en Sy­rie

La Montagne (Vichy) - - La Une -

Vla­di­mir Pou­tine a af­fi­ché hier sa confiance en l’ave­nir au terme d’une an­née où tout lui a sou­ri, des ÉtatsU­nis avec la vic­toire de Do­nald Trump à la Sy­rie où il veut mettre un terme à la guerre et ins­tal­ler la Rus­sie du­ra­ble­ment.

In­ter­ro­gé lors de sa tra­di­tion­nelle confé­rence de presse de fin d’an­née, le chef de l’État russe est re­ve­nu, hier, sur une an­née qui a consa­cré sa po­li­tique mi­li­taire en Sy­rie et ses pa­ris po­li­tiques en Eu­rope et aux États­Unis, où l’in­fluence russe n’a ja­mais été aus­si forte de­puis la chute de l’Union so­vié­tique.

« Per­sonne, à part nous », les Russes, n’a cru que Do­nald Trump pou­vait être élu pré­sident, a lan­cé Vla­di­mir Pou­tine, tout en fus­ti­geant les dé­mo­crates de Ba­rack Oba­ma et d’Hilla­ry Clin­ton pour leur manque de TAQUIN. « Per­sonne, à part nous les Russes », n’a cru que Do­nald Trump pou­vait être élu pré­sident, a lan­cé, hier, Vla­di­mir Pou­tine.

« di­gni­té » dans la dé­faite. La Rus­sie a été ac­cu­sée par Wa­shing­ton d’avoir per­tur­bé l’élec­tion pré­si­den­tielle à l’aide de pi­ra­tages in­for­ma­tiques cen­sés avoir fa­vo­ri­sé la vic­toire de Do­nald Trump, par­ti­san d’une « nor­ma­li­sa­tion » des re­la­tions avec Mos­cou.

Vla­di­mir Pou­tine a éga­le­ment ac­cu­sé l’ad­mi­nis­tra­tion amé­ri­caine d’avoir mis leurs deux pays sur la

voie d’une nou­velle course aux ar­me­ments en se re­ti­rant du trai­té ABM sur la li­mi­ta­tion des armes stra­té­giques en 2002 : « Lors­qu’une des par­ties se re­tire uni­la­té­ra­le­ment du trai­té et af­firme qu’elle crée­ra un pa­ra­pluie an­ti­nu­cléaire pour soi­même, alors la deuxième par­tie doit soit créer le même pa­ra­pluie ou bien créer des sys­tèmes ef­fi­caces pour sur­pas­ser ce sys­tème de dé­fense an­ti­mis­sile, ce que nous fai­sons avec suc­cès. »

L’homme fort du Krem­lin a de nou­veau ré­pé­té qu’il consi­dé­rait que la Rus­sie était au­jourd’hui « plus puis­sante que n’im­porte quel agres­seur po­ten­tiel ».

Ces an­nonces pleines de dé­ter­mi­na­tion viennent au len­de­main de l’an­nonce par l’ar­mée sy­rienne de la re­prise de la to­ta­li­té de la ville d’Alep, la plus grande vic­toire pour le pré­sident Ba­char al­As­sad de­puis le dé­but de la guerre en 2011, un suc­cès qui n’au­rait pas été pos­sible sans le sou­tien mi­li­taire dé­ci­sif de la Rus­sie.

Vla­di­mir Pou­tine, qui s’est ren­du maître du jeu en Sy­rie au point d’avoir réus­si à écar­ter presque to­ta­le­ment Wa­shing­ton du pro­ces­sus de rè­gle­ment du conflit, a ju­gé que la re­prise d’Alep était « un pas très im­por­tant » vers la paix.

Pour l’an­née à ve­nir, le pré­sident russe a fixé un cap : la fin de la guerre et des né­go­cia­tions de paix entre Da­mas et l’op­po­si­tion sous le par­rai­nage de la Rus­sie, de la Tur­quie et de l’Iran... ■

« Plus puis­sante que n’im­porte quel agres­seur »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.