Jacques Per­rin sonne l’alarme

Jacques Per­rin pro­pose sur France 2 « Le Peuple des fo­rêts », un do­cu­men­taire ra­con­tant la vie in­tense et sau­vage qui ré­gnait, il y a plus de 8 000 ans.

La Montagne (Vichy) - - Actu Télé - Gilles Bous­sain­gault

Avec des images ex­tra­or­di­naires, dont le pro­duc­teur nous ex­plique le se­cret.Un vrai spec­tacle fa­mi­lial.

En voyant les scènes éton­nantes de ce do­cu­men­taire, on a du mal à croire que vous n’avez pas uti­li­sé d’images d’ar­chives…Nous n’avons sor­ti au­cune ar­chive, nous nous l’ in­ter­di­sons. On tourne d’ une fa­çon par­ti­cu­lière que ne pra­tiquent pas les autres réa­li­sa­teurs. Nous sou­hai­tons tou­jours être à cô­té des ani­maux, quelles que soient leurs déam­bu­la­tions. Connaître un ani­mal, c’est être à cô­té de lui. n Mais, tout de même, ces scènes de che­vaux pour sui­vis par des loups dans une fo­rêt qui semble mil­lé­naire, ce­la semble in­croyable… Nous avons tour­né dans les Dombes, une fo­rêt pri­vée au nord de Lyon, qui res­semble, d’ après les ex­per­tises des scien­ti­fiques, à la fo­rêt pri­maire qui re­cou­vrait l’Eu-- rope il y a 8 000 ans. Il a fal­lu beau­coup se dé­pla­cer dans ces bois, pour en re­cons­ti­tuer un puzzle qui donne une idée du dé­cor ori­gi­nel. Quant à l’ at­taque des che­vaux parles loups, ce ne sont pas des ani­maux dres­sés, mais qui vivent leur vie. Ils se sont sim­ple­ment im­pré­gnés de notre pré­sence et fa­mi­lia­ri­sés avec l’ équipe de tour­nage pour ac­cep­ter la ca­mé­ra au plus proche.

Jus­te­ment, sur le plan tech­nique, quelle a été la grande dif­fi­cul­té ? Pour tour­ner dans les neiges en Nor­vège, nous avons par­cou­ru énor­mé­ment de che­min dans des condi­tions dif­fi­ciles. Mais, à chaque fois, ce que nous avons en­du­ré de froid est ré­com­pen­sé et le jeu en vaut la chan­delle. Et nous avons re­cru­té des tech­ni­ciens­ro­bustes .[ Rires .] En­fin, il est vrai qu’en fo­rêt, la pé­nombre verte des arbres nous a po­sé des pro­blèmes de lu­mière, qui n’étaient pas sans rap­pe­ler ceux que nous avions connus avec les nuances de bleus dans « Océans ». Est-ce une fa­çon de ra­con­ter la fin de notre propre fo­rêt ?Si­nous avons com­men­cé à faire ces films ani­ma­liers de­puis des an­nées, sans faire de­ca­tas­tro phis me, c’ est pour ti­rer un si­gnal d’ alarme, car notre hé­ri­tage na­tu­rel est as­sailli et per­tur­bé.

« Gran­deurs na­ture Le Peuple des fo­rêts » à 14 heures sur France 2

FRANCE 2. « Sans faire de ca­tas­tro­phisme, notre hé­ri­tage na­tu­rel est as­sailli et per­tur­bé. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.