JAVCM : Sté­phane Dao at­tend da­van­tage de ses joueurs cadres

La Montagne (Vichy) - - La Une - Pro­pos re­cueillis par Oli­vier Re­zel

Pour le coach de la JAVCM, l’in­cons­tance de son équipe vient en grande par­tie de l’ir­ré­gu­la­ri­té des per­for­mances de ses cadres. Sté­phane Dao ai­me­rait no­tam­ment que Cole et Byars pèsent da­van­tage.

■ Quel bi­lan ti­rez-vous de ce pre­mier tiers de cham­pion­nat qui s’est ache­vé mar­di par une dé­faite (85-96 contre Bou­logne-sur-Mer) ? C’est un cham­pion­nat com­pli­qué. Avec tous les pro­blèmes que l’on a ac­cu­mu­lés on est hui­tième au clas­se­ment. Ce n’est pas ca­tas­tro­phique même si ce­la au­rait pu être mieux. On manque de sta­bi­li­té. ■ D’où vient se­lon vous cette in­cons­tance ? On a be­soin que les joueurs ma­jeurs de l’équipe soient plus ré­gu­liers dans leurs per­for­mances. On a vu, mar­di, que l’ab­sence de Charles (Bron­chard) nous a énor­mé­ment coû­té. À l’in­té­rieur on a été ba­la­dés. Contre Bou­logne on a été com­plè­te­ment do­mi­nés dans ce sec­teur mais aus­si sur les postes d’ai­liers­ar­rières.

DB (Der­rick Byars) et Jar­ryd (Cole) n’ont pas pe­sé sur le match, même s’ils ont des stats un peu flat­teuses. Les points de fixa­tion on ne les a pas eus. Ni par Jar­ryd, ni par DB. Quand on a 20 cen­ti­mètres de plus que son

dé­fen­seur, on doit pou­voir le com­battre phy­si­que­ment. Et ça n’a pas été fait. Ces deux joueurs sont deux pions es­sen­tiels dans notre dis­po­si­tif.

C’est pour ce­la qu’ils ont été re­cru­tés. Leur in­cons­tance nous coûte par mo­ments.Il faut bien que les joueurs se mettent dans la tête que chaque match est un dé­fi phy­sique. Quand des joueurs ma­jeurs ne sont pas à la hau­teur de ce dé­fi phy­sique, ça casse.Quand ils sont bien, on voit que l’équipe est bien. ■ Vous avez dit ré­cem­ment que votre équipe n’était pas « sur­di­men­sion­née pour la pro B »… Si on pense que l’on a plus de ta­lent que nos ad­ver­saires, on se trompe. Si on ne joue pas en équipe, on n’y ar­ri­ve­ra

pas. Main­te­nant, on a aus­si be­soin que des joueurs de ta­lent fassent la dif­fé­rence. Quelque chose a été criant contre Bou­logne.

En l’ab­sence de Charles, on n’a pas de lea­der. Il y en avait un autre la sai­son der­nière avec Ja­son Williams. Mar­di, le banc était com­po­sé d’un joueur qui sor­tait de l’hô­pi­tal (Ri­da El Am­ra­ni, pour des pro­blèmes res­pi­ra­toires), de trois joueurs de moins de 23 ans et de Greg Les­sort).

C’est com­pli­qué d’en vou­loir à ces joueurs. J’en re­viens tou­jours au même point. À un mo­ment, ce sont les in­di­vi­dua­li­tés qui tirent le groupe vers le haut. Ça ne peut pas être tout le temps l’in­verse. Il faut que ces cadres sortent de leur boîte. ■ Vous sou­hai­tez donc que le club se lance dans un re­cru­te­ment de joueurs ? Avant mon ar­ri­vée j’avais dé­jà fait le constat que l’équipe était dés­équi­li­brée. Et je me de­mande où on en se­rait si Da­vid De­nave n’était pas ar­ri­vé à la place de Wen Mu­ku­bu. C’était le pre­mier chan­ge­ment.

Et quand je suis ar­ri­vé, j’en avais de­man­dé trois. Main­te­nant je peux com­prendre les di­ri­geants. Les fi­nances ne sont pas ex­ten­sibles. Je n’ai rien contre les joueurs en place qui, hu­mai­ne­ment, sont des su­per­gars. Mais je main­tiens que l’équipe est tou­jours dés­équi­li­brée dans cer­tains sec­teurs.

« L’équipe est tou­jours dés­équi­li­brée »

■ Les­quels ? On ne va pas tour­ner au­tour du pot. Jar­ryd n’est pas un poste 5. Lui­même le sait. Contre les équipes qui ont dans la ra­quette un gros ga­ba­rit, on souffre. Pour avoir une sta­bi­li­té dé­fen­sive, il faut pou­voir te­nir les duels à l’in­té­rieur. On a be­soin d’un vrai poste 5. Byars a été re­cru­té à la place de Ja­son Williams. Pour l’ins­tant, il est moins com­plet. ■

PHO­TO FRÉ­DÉ­RIC RIMBERT

VOEU. Sté­phane Dao (ici avec le jeune Étienne Ory) sou­hai­te­rait voir son ef­fec­tif ren­for­cé.

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