Des JO dans la gri­saille

La Montagne (Vichy) - - Sports Rétro 2016 -

Qui se sou­vient en­core de Rio 2016 ? Qu’en reste-t-il quatre mois après ? Les JO bré­si­liens, les pre­miers en Amé­rique du Sud, ont man­qué leur cible, dans le pays-hôte comme dans le monde, qui s’est dés­in­té­res­sé du ren­dez-vous. Bien sûr, il y a eu Bolt. Bien sûr il y a eu Phelps. Mais « les JO, c’est pour qui ? » : cette in­ter­ro­ga­tion, ta­guée juste avant le ren­dez-vous non loin du Club France ins­tal­lé au bas du Cor­co­va­do (le Ch­rist Roi), était bien pré­mo­ni­toire. Le Cor­co­va­do, le Pain de Sucre, Co­pa­ca­ba­na… Au­tant de sym­boles de la ville-hôte que les Jeux 2016 n’au­ront ja­mais réus­si à dé­trô­ner. Quatre mois après l’évé­ne­ment, l’Etat de Rio, hôte des Jeux en août, est sur­tout le plus af­fec­té par la ré­ces­sion his­to­rique frap­pant le Bré­sil, avec des hô­pi­taux qui manquent de ma­té­riel et des fonc­tion­naires qui ma­ni­festent pour tou­cher leurs sa­laires.

« Les plus par­faits des Jeux im­par­faits »

Dans un ter­rible contraste avec Londres en 2012, les dif­fi­cul­tés se sont ac­cu­mu­lées avant (pol­lu­tion, trans­port…) et pen­dant les JO, du­rant les­quels les sites ont ac­cueilli un pu­blic lo­cal dé­bor­dant d’en­thou­siasme pour les ath­lètes bré­si­liens mais sou­vent clair­se­mé pour le reste des com­pé­ti­tions. Au-de­là des com­pé­ti­tions, les JO ont éga­le­ment man­qué leur cible car pour faire la fête, fau­til en­core que l’at­mo­sphère s’y prête. Or, vi­suel­le­ment, l’im­pres­sion­nant dis­po­si­tif des 85.000 mi­li­taires et po­li­ciers mo­bi­li­sés a rap­pe­lé les dif­fi­cul­tés ac­tuelles du pays, et les craintes de l’époque. « Quel­qu’un a dé­crit ces Jeux comme les plus par­faits des Jeux im­par­faits. C’est une bonne dé­fi­ni­tion », a ré­cem­ment re­con­nu Mark Adams, por­te­pa­role du CIO.

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