Ri­ner ren­force sa lé­gende

La Montagne (Vichy) - - Sports Rétro 2016 -

Su­pé­rieur sur les plans men­tal, phy­sique et tech­nique, Ted­dy Ri­ner a conquis un deuxième titre olym­pique à Rio et ne compte pas s’ar­rê­ter là.

«Tant que je suis là, je ne veux lais­ser per­sonne se dire qu’il a été cham­pion du monde. Il fau­dra at­tendre que j’ai ar­rê­té ! », pré­vient Ted­dy Ri­ner, avec l’ar­ro­gance des grands cham­pions.

Avec ses deux titres olympiques et huit titres mon­diaux, le maître des poids lourds peut se le per­mettre, lui qui n’en­tend pas cé­der son bien tant qu’il se­ra sur les ta­ta­mis. Et ça du­re­ra jus­qu’en 2020 !

La page des Jeux de Rio en­fin tour­née, Ri­ner re­garde dé­jà vers sa pro­chaine échéance : les cham­pion­nats du monde en août à Bu­da­pest, où un 9e titre mon­dial l’at­tend. Le double cham­pion olym­pique des +100 kg au­rait pu s’oc­troyer une an­née de break mais l’idée qu’un autre que lui puisse être sa­cré cham­pion du monde l’agace !

« De­puis mes 18 ans, c’est comme ça », sou­ligne l’ath­lète de 27 ans.

Ef­fec­ti­ve­ment. De­puis sa pre­mière an­née en se­nior en 2007, Ted­dy Ri­ner s’est pré­sen­té sur tous les cham­pion­nats du monde pour s’im­po­ser chaque fois en plus de 100 kg. La seule dé­faite qu’il a su­bie SÉRIE. Ted­dy Ri­ner est in­vain­cu de­puis le 13 sep­tembre 2010, soit 126 com­bats.

sur des Mon­diaux concer­nait les toutes ca­té­go­ries (en sep­tembre 2010 à To­kyo).

Le titre mon­dial est donc cher à son coeur même si l’ob­jec­tif de cette olym­piade pour la­quelle il a rem­pi­lé sans sour­ciller, est le 3e titre olym­pique.

Car s’il veut être le plus grand ju­do­ka de tous les temps, le Gua­de­lou­péen doit ac­cro­cher à son pal­ma­rès trois sacres olympiques à la suite.

« Pour moi il n’y a qu’un ob­jec­tif sur l’olym­piade : c’est le 3e titre. L’ob­jec­tif est de per­du­rer 4 ans. Une 9e , une 10e mé­daille d’or mon­diale, ce n’est pas l’ob­jec­tif », tem­père son coach Franck Cham­bi­ly, qui ne veut pas que Ri­ner ar­rive « es­souf­flé » aux JO 2020.

Le plan de ba­taille de l’olym­piade n’est pas clai­re­ment éta­bli mais les Mon­diaux 2017 sont as­su­

ré­ment au pro­gramme, une ligne de mire pour Ri­ner qui n’a pas re­noué avec le ju­do de­puis les JO de Rio.

Re­prise en jan­vier

« Il y a un mo­ment où il faut souf­fler. C’est exac­te­ment comme dans un couple. Même si là, elle (le ju­do) me manque beau­coup et que j’ai en­vie de lui dire : re­viens ! », s’amuse l’ul­tra­cham­pion.

Il re­pren­dra l’en­traî­ne­ment en jan­vier avec pour pre­mière étape de perdre les ki­los en trop (son poids de forme se si­tue au­tour de 140 kg pour 2,03 m).

En­suite, il re­par­ti­ra en quête d’un ju­do plus spec­ta­cu­laire, qui lui a fait dé­faut sur l’olym­piade pas­sée. Rares sont les com­bats où Ri­ner a réus­si à mettre ip­pon. La fi­nale des Jeux de Rio lui a lais­sé un pe­tit goût amer.

« J’ai re­gar­dé la fi­nale de­puis parce que je me suis po­sé beau­coup de ques­tions, j’avais en­vie de mettre ip­pon, ça n’a pas mar­ché. La joie au­rait été dif­fé­rente », confie­t­il.

Pour son en­traî­neur aus­si, l’ob­jec­tif des 4 ans à ve­nir est « de voir un Ted­dy Ri­ner qui met ip­pon. »

« Il faut du pa­nache, il faut qu’il fasse tom­ber. Pour l’ins­tant ce n’est pas du com­bat c’est de la tech­nique, de l’ef­fi­ca­ci­té. Il fau­dra al­ler en stage au Ja­pon pour qu’il re­trouve des sen­sa­tions, qu’il ac­cepte de tom­ber à l’en­traî­ne­ment pour avoir un autre re­gard », ex­plique Cham­bi­ly.

Le Ja­pon, na­tion­mère du ju­do, ac­cueille­ra les JO 2020 mais aus­si les Mon­diaux 2019, la seule com­pé­ti­tion pour la­quelle Cham­bi­ly émet des ré­serves quant à la pré­sence de Ri­ner. ■

« Voir un Ted­dy Ri­ner qui met ip­pon »

BOXE. Avec six médailles, dont deux en or, la boxe a été pour la France le sport phare des der­niers JO. Les fian­cés de Rio, Es­telle Mos­se­ly et To­ny Yo­ka, ont été ac­cueillis à leur re­tour en France comme des mé­gas­tars. Leur his­toire est in­croyable et a fait la Une des jour­naux : ils ont tous deux été sa­crés cham­pions olympiques à 48 h d’in­ter­valle. « On a le sen­ti­ment d’avoir chan­gé de sta­tut, c’est une fois ar­ri­vé en France qu’on s’est aper­çu que l’en­goue­ment a été énorme. Oui… On est le couple en or… Ça sonne bien », ap­pré­ciait Es­telle Mos­se­ly.

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