Phi­lippe Van­del et Phi­lippe Meyer dans les pas de Via­latte

Nos Ch­ro­niques du temps pré­sent ac­cueillent, en 2017, deux fi­gures d’un genre qu’ils consi­dèrent comme un art de la libre pa­role.

La Montagne (Vichy) - - La Une - Jean-Marc Laurent jean-marc.laurent@cen­tre­france.com

Nos « Ch­ro­niques du temps pré­sent » ac­cueillent en 2017 deux fi­gures du genre : Phi­lippe Meyer et Phi­lippe Van­del. À lire toutes les se­maines dans les jour­naux du groupe Centre France.

Dans la tra­di­tion ini­tiée par Alexandre Via­latte nous ou­vrons chaque di­manche (chaque sa­me­di pour L’Yonne ré­pu­bli­caine) les co­lonnes des quo­ti­diens du groupe de presse Centre France à des « chro­ni­queurs du temps pré­sent ».

En 2016, une ving­taine d’écri­vains, jour­na­listes, ont par­ti­ci­pé à cette aven­ture au­tour des deux « per­ma­nents » de l’an­née, Georges Mal­bru­not et Fran­çois Taillan­dier.

Nous ou­vrons 2017 avec un nouvel équi­page com­po­sé de deux fi­gures de la chro­nique : Phi­lippe Meyer et Phi­lippe Van­del.

Dis­ciple d’Alexandre Via­latte, Phi­lippe Meyer est l’ar­ché­type du chro­ni­queur, à l’aise sur tous les mé­dias comme sur une scène de théâtre. C’est ce­pen­dant sur les ra­dios du ser­vice pu­blic qu’il a le plus exer­cé cet art exi­geant. « J’ai fait mes pre­mières ch­ro­niques ra­dio pour Ivan Le­vaï sur France In­ter en 1989. En fait, j’ai l’im­pres­sion d’avoir tou­jours fait de la chro­nique. »

Un art de la libre pa­role

Âgé de 69 ans, Phi­lippe Meyer se­ra pré­sent dans nos co­lonnes en al­ter­nance avec Phi­lippe Van­del, 54 ans, ra­vi de par­ta­ger l’af­fiche avec ce grand an­cien : « Phi­lippe Meyer est mon maître ! »

Phi­lippe Van­del est éga­le­ment un en­fant du ser­vice pu­blic où il a fait ses pre­mières gammes de chro­ni­queur au dé­but des an­nées 1980 (sur France In­ter) avant de par­ti­ci­per aux aven­tures Ra­dio No­va, Ac­tuel et Ca­nal +. C’est comme chro­ni­queur dans l’équipe de Mi­chel De­ni­sot qu’il af­fi­ne­ra son style en tra­quant l’ab­sur­di­té et le pa­ra­doxe dans le quo­ti­dien.

On peut au­jourd’hui écou­ter Phi­lippe Meyer sur France Culture chaque di­manche de 11 heures à mi­di dans L’es­prit pu­blic, table ronde au­tour de l’ac­tua­li­té po­li­tique.

En 7 ans, Phi­lippe Van­del est de­ve­nu un in­con­tour­nable de France In­fo où il pré­sente une chro­nique quo­ti­dienne Tout et son contraire. Après être pas­sé par Ar­rêt sur images (France 5), il tient aus­si chaque ven­dre­di une chro­nique dans L’Ins­tant M, l’émis­sion mé­dias de France In­ter pré­sen­tée par So­nia De­vil­lers.

Phi­lippe Meyer et Phi­lippe Van­del ont pu­blié beau­coup de leurs ch­ro­niques chez dif­fé­rents édi­teurs. Ils ne font pas la dif­fé­rence entre un texte écrit pour la ra­dio et pour la presse écrite. « La chro­nique dite doit pou­voir être lue », ré­sume Phi­lippe Meyer.

« Le grand avan­tage du chro­ni­queur, par rap­port à un édi­to­ria­liste, af­fine Phi­lippe Van­del, est qu’il a le droit de ne pas être consen­suel. Et dans ce droit­là, pour le­quel il ne faut pas craindre de se fâ­cher avec quelques­uns, Phi­lippe Meyer est un grand maître ! Je vais es­sayer d’être à la hau­teur de sa libre pa­role. » ■

AFP

DUO. Phi­lippe Van­del (à gauche) et Phi­lippe Meyer.

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